• « - Je ne comprends pas. Pourquoi on m'aurait fait ça ? Sans jamais m'en parler ? A quoi ça sert ?

     - A rien, malheureusement. C'est une tradition ancestrale, coriace. J'imagine que, pour vos parents, la pratiquer devait relever de l'évidence. Qu'autour d'eux, toutes les femmes, depuis des générations…

     - Mais c'est délirant…

     Awa secouait la tête, furieuse :

     - ...que personne n'ait pensé à m'avertir qu'on avait coupé une partie de moi, POUR RIEN. » (p.30)

      

    « ...je sais, vous allez dire que je suis très soutenue. Mais moi j'ai l'impression d'avoir été court-circuitée, vous comprenez ? On avait décidé pour moi, ensuite on a résolu le truc sans moi. Tout a changé, et finalement rien n'a changé : on n'en parle plus. Cette fois-ci, je veux comprendre : ce qui se passe dans ma famille ; qui a pris les décisions ; qui a su, pourquoi ils ont voulu ou accepté qu'on nous mutile, comme vous dites. » (p.34)

      

    « - Je n'ai rien pris, annonça Awa d'une voix claire. J'aurais eu l'impression de tricher si je l'avais fait.

     Si je dois vivre avec une coupure en moi, je veux la ressentir, je veux l'intégrer, je veux… comment dire… je veux l'éprouver.

     L'endormir avec des médicaments, ce serait comme l'escamoter, comme prétendre que tout va bien en supprimant la sensation. Finalement, ça conforterait ce que vous venez de dénoncer : l'idée d'un sexe honteux. Je ne veux pas oublier mon sexe et la douleur qu'il renferme. Ce serait prolonger l'amputation. » (p.65)

     

    Par pure discrimination

     

    « Une opération, c'est une intervention sur le corps qui sert à faire du bien, à soigner. Une mutilation, c'est quand on abîme intentionnellement quelqu'un. On le blesse, on lui fait prendre des risques, parfois on le tue, et tout ça sans aucune raison médicale. Tu imagines ? Cent trente millions de filles à qui on a fait mal parce que c'étaient des filles. Par pure discrimination. » (p.80-81)

     

    « J’ai appris que j’étais excisée, qu’on avait enlevé une partie de mon sexe quand j’étais petite. Une coupure tellement douloureuse que je commence tout juste à en avoir quelques souvenirs, qui sont horribles, séquentiels, comme des flashs. J’ai rencontré une militante qui anime des groupes de parole : elle m’a dit que la société inflige ça aux femmes pour les contrôler. Elle fait le parallèle avec le bandage des pieds des Chinoises, jusqu’au siècle dernier : focaliser les femmes sur leur souffrance, régir leurs mouvements ou leur ôter toute possibilité de plaisir, les inféoder à leur rôle de matrice maternelle. » (p.101)

      

    « La psychologue, quand j’ai eu fini de tout parler, elle m’a expliqué ce qui t’était arrivé. Moi, j’étais prête pour la sensibilisation, j’étais d’accord pour l’accompagnement, le suivi, j’étais d’accord pour tout à condition que l’histoire ne se répète pas. C’est ça que je voulais te raconter : que c’est avec toi que j’ai appris. Je voulais que tu saches pourquoi toi et pas les autres. Que tu ne croies pas que je t’aimais moins. Que tu comprennes que j’étais ignorante avant que tu m’ouvres les yeux, avec ta tristesse et tes mouvements de recul dès qu’on t’approchait. » (p.227)

       

    (La tête ne sert pas qu’à retenir les cheveux de Pauline PENOT et Sabine PANET)

     

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  • « J’étais évidemment beaucoup moins préoccupée que maman par ce handicap, mais je supportais très mal la façon dont les gens regardaient Ben. Ils l’observaient d’une manière appuyée, le regard horrifié, le visage figé, en détournant ensuite la tête comme s’ils n’avaient rien remarqué. Mais dès que j’avais le dos tourné, pour chercher un pot de confiture ou autre, je sentais leurs yeux fixés sur le pauvre petit Ben. Il est vrai qu’il s’en moquait, lui, tout occupé à attraper ses pieds pour se les fourrer dans la bouche, comme le font tous les bébés. Seulement voilà, ben avait deux ans. Avant de l’emmener faire des courses, je me sentais comme un gladiateur romain qui se ceint les reins pour affronter son adversaire. J’évitais la rue principale, je me dirigeais vers le boulevard le plus éloigné de l’école pour me donner l’illusion d’être à l’abri des regards. Mieux, je prenais les devants, prête à fustiger les mal-appris, ne fût-ce que symboliquement. Et je suis sûre que je souffrais plus que maman lors de ces expéditions. Les gens n’osaient rien lui dire, à elle. Mais comme je paraissais très jeune – on me donnait treize ans à peine alors que j’avais quatorze ans et demi – ils prenaient avec moi toutes sortes de libertés. Un jour, une femme m’a arrêtée en disant :

     - Vous permettez, mon, petit ?

     Et puis elle s’est penchée sur Ben en écarquillant les yeux, et a ajouté :

     - Qu’est-ce qu’il fait là, celui-là ? Je n’ai jamais vu quelqu’un d’aussi vilain.

     Enfin elle m’a lancé un drôle de regard, comme si elle pensait que j’étais folle ou quelque chose comme ça. Les enfants me gênaient beaucoup moins. Ils disaient tout haut ce qu’ils pensaient, sans dissimuler leur curiosité, comme : « Regarde, maman ! Il a une drôle de tête, le bébé !» Mais je ne supportais pas les mères qui disaient « Chut ! » en entraînant leur progéniture. Pourquoi ne souriaient-elles pas et ne disaient-elles pas quelque chose de gentil comme : «Oui mais il a de jolis cheveux bouclés », ce qui était la vérité. » (p.38-39)

     

    « -Dis donc… Elles ne sont pas au courant, tes copines, pour Ben ?

     J’ai secoué la tête.

     - Elles ne l’étaient pas ; eh bien, elles ne vont pas tarder à l’être.

     Mme Chapman m’a donné une petite tape.

     - Bien ! tu dois m’en vouloir assez d’avoir vendu la mèche, mais tu vois, je ne te ferai pas d’excuses. Tu es un peu sotte, Anna. Tu ne peux pas garder une pareille chose secrète. Il est grand temps que tes copines sachent la vérité. Tu n’as pas honte de Benny, au moins ?

     - Bien sûr que non, dis-je, tout en sachant bien que je mentais. » (p.42-43)

      

    « - De quoi as-tu peur, alors ? dit-elle. De leur compassion ? Ne sois pas stupide, Anna. Nous avons tous besoin de compassion. Il faut seulement que tu apprennes à l’accepter. Il est quelquefois plus difficile d’être celui qui reçoit que celui qui donne. » (p.44)

      

    (Mon drôle de petit frère d’Elizabeth LAIRD)

     

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  • « Nous vivons encore à une époque où des personnages publics sortent de placards invisibles, bâtis en grande partie par un public animé d’un désir insatiable de connaître les détails les plus intimes de la vie privée des célébrités.

     Nous voulons tout savoir. Nous sommes submergés d’informations, alors nous trouvons cela légitime. Nous aimons aussi les taxinomies, les classifications, les définitions. Etes-vous un homme ou une femme ? Etes-vous démocrate ou républicain ? Etes-vous marié ou célibataire ? Etes-vous gay ou hétéro ? Nous sommes perdus lorsque nous ne connaissons pas les réponses à ces questions ou, pire, quand ces réponses ne tombent pas proprement dans une catégorie donnée.

     

    Catégoriser les gens

    Lorsque les personnages publics ne fournissent pas de preuves ostensibles de leur sexualité, notre désir de classification s’accroît. Bien des célébrités sont poursuivies par des « rumeurs d’homosexualité », parce que nous ne parvenons pas à les ranger dans une catégorie précise. Nous agissons comme si catégoriser ces gens allait avoir un impact sur nos vies, ou comme si créer ces catégories relevait de notre responsabilité, alors que la plupart du temps cette taxinomie n’aura aucune influence. (…) cette information ne satisfait qu’une seule chose : ma curiosité. » (p.235-236)

     

     

    (Bad Feminist de Roxane GAY)

     

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  • Migrants

     

    (Les nouvelles de la Jungle de Calais par Lisa MANDEL et Yasmine BOUAGGA)

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  • « La tête de Versini lorsque je suis entrée dans la pièce. Il a pratiquement sursauté en me voyant. Autant vous dire que le premier que j’entends parler de paranoïa, je le plonge dans une marmite, je m’enfile un os dans le nez et je le dévore en ragoût. Eh oui, lorsque l’on s’appelle Prudence Mané, que l’on est titulaire d’un bac + 8 et partner dans un cabinet de conseil réputé, rien n’indique à priori que l’on est noire.

     

    Rien n’indique a priori…

     Je les connais si bien, ces regards détournés. Cette façon maladroite de masquer la surprise, car oh, bien entendu, une telle réaction est loin d'être politiquement correcte.

     Je les connais, je les prévois, je les attends, pourtant je ne m’y habitue pas. Je lutte, je m’accroche ; je sais bien que c’est moi que je punis en offrant le flanc à ces sombres pensées. En vain. Je plonge dans les miroirs tendus à loisir au long de mes journées. Je guette l’affront. Tu es noire, Prudence. Pour tous ces Blancs que tu croises, tu descends d’une lignée d’esclaves. Peu importent ta beauté, ton intelligence, ta rigueur, ton professionnalisme. Tu es noire, donc inférieure. Issue du règne sous-humain, quelque part entre animal et végétal. » (p.86)

     « - Mihajilovitch, c’est un nom d’origine slave, non ?

     - Et votre réflexion, elle serait pas d’origine tordue ? » (p.151)

      (Providence de Valérie TONG CUONG)

     

     

     

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  • « L'idée de mon arrière-grand-tante, qui a survécu au camp de Dachau, c'est qu'il faut perpétuer les rituels pour faire échouer le plan des nazis. Ils voulaient nous exterminer, nous survivons. Ils voulaient un monde sans juifs, nous allons à la synagogue. Mes parents sont dans le même état d'esprit : ils ne croient en rien mais ils ne ratent pas une fête juive. » (p.57)

     

    « - Dites-moi : est-ce que c’est une loi universelle ? On ne peut pas être juif et noir à la fois ?

     Le rabbin soupira :

     - Si. Il y a un cas très particulier : celui des Falashas, ou Beta Israel. Ils vivent depuis des siècles dans les montagnes d’Ethiopie en lisant la Torah, en célébrant le shabbat. La légende voudrait qu’ils descendent du roi Salomon et de la superbe reine de Saba. Une partie d’entre eux a pu émigrer en Israël au nom de l’Alia, une loi qui autorise tous les juifs à vivre sur la Terre promise. Mais ils font face à un racisme terrible : leur citoyenneté est régulièrement contestée. Il y a aussi des juifs noirs convertis, aux Etats-Unis. » (p.87-88)

      

    Pour emmerder les nazis

    « - Je ne crois pas en Dieu.

     C’était lâché.

     Le rabbin ne fit pas d’arrêt cardiaque. Il ne dégringola pas de son fauteuil relax, il ne s’étouffa pas avec le café de Jacob. Il continua d’écouter d’un air intéressé, comme il s’y était engagé.

     - Quand je veux que quelque chose arrive, quand je le souhaite de toutes mes forces, je n’ai même pas le réflexe de m’adresser à l’Eternel. J’ai goûté aux rillettes et Il ne s’est pas manifesté. Pendant le temps de prière, au Talmud, j’avance mentalement la construction de mes maquettes d’avion. Je veux bien être juif mais je voudrais que ça reste quelque chose de relativement peu envahissant : une sorte de référence culturelle. Cette bar-mitsvah, je la fais pour emmerder les nazis, et pour ne pas m’exposer aux foudres de mon arrière-grand-mère Ruth. Je me demande si ce sont des motivations suffisantes. » (p.89)

      (La tête ne sert pas qu’à retenir les cheveux de Pauline PENOT et Sabine PANET)

     

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  • « - C'est quoi, "l'école de la vie", m'sieur ?

     

    « L’école de la vie »

    - C'est subir un travail mal payé qui ne permet pas de se loger, c'est avoir un physique hors norme, dans la cour du collège, c'est être un jeune homo dans une famille homophobe, c'est voir les portes se fermer à cause de tes origines… pour résumer, c'est apprendre à composer tous les jours avec des contraintes… » (p.37)

     (« Filles et fils de… par POCHEP in TOPO n°10)

     

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  • « Au bout de quelques mois, il était évident pour tout le monde que Ben était très sérieusement handicapé. Sa tête était deux fois plus grosse que celle d’un bébé normal. Selon le docteur, Ben était hydrocéphale. Plus tard, disait-il, on pourrait l’opérer pour extraire le liquide qui envahissait sa tête, du moins en partie, alors elle deviendrait plus petite, mais ça ne changerait rien à son handicap. Il ne fallait surtout pas espérer qu’il grandisse normalement.

     « Grave arriération physique et mentale », disait le certificat que maman avait rapporté de l’hôpital. Il n’était pas nécessaire d’avoir du génie ou d’avoir fait des études de médecine pour comprendre ce que cela voulait dire. Mais je n’en aimais pas moins mon petit frère. Je l’aimais même encore plus, j’en suis sûre. Mon désir était plus fort que jamais de le protéger contre tous ceux qui ne comprenaient rien, qui pouvaient se moquer de lui, ou qui, d’une façon ou d’une autre, auraient la cruauté de le rejeter. » (p.32)

       

    « Grave arriération physique et mentale »

    « Pourquoi n’aurait-il pas des jouets normaux, comme les autres enfants ? En les découvrant maman eut un drôle de regard.

     - Voyons, Anna, a-t-elle dit, et j’ai senti qu’elle avait du mal à garder son calme, il faut que tu acceptes certaines choses. Benny n’est pas un enfant comme les autres. Il ne saura pas se débrouiller avec ces cubes, il n’arrive même pas à prendre un jouet dans sa main. Et il ne faut pas espérer qu’il y arrivera un jour.

     Cela m’ennuyait beaucoup que maman s’exprime ainsi. Je savais évidemment que Ben était différent. Pour qui me prenait-elle ? Et pour qui prenait-elle Ben ? Même s’il n’était pas tout à fait normal, il pouvait bien apprendre certaines choses, et en éprouver du plaisir.

     - Je sais, maman, dis-je, en ayant du mal à rester calme et correcte, mais je ne vois pas pourquoi il n’aurait pas au moins le droit de les regarder, et de les mordre un peu si ça l’amuse. » (p.35)

       

    « Le problème, c’était que je me sentais coupable envers Katy. Il est vrai que je lui préférais Ben. Était-ce vraiment parce qu’il était handicapé ? ç’aurait été un peu étrange et intéressé ? Non, certainement pas. Plus j’y pensais, plus je me disais que ça n’avait rien de méchant. Il me fallait aimer Ben pour lui-même, rien que pour lui-même. Je ne pourrais pas le guérir, naturellement, mais je pourrais le rendre heureux en l’aimant de tout mon cœur. » (p.37)

       

    (Mon drôle de petit frère d’Elizabeth LAIRD)

     

     

     

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  • « J’arrive au collège à onze ans, et c’est comme si le ciel se couvrait subitement. Je suis la seule enfant noire de l’école. On me donne des surnoms, on plaisante parfois sur mon passage, mais principalement on m’ignore. Je ne suis plus Princesse Prudence, je ne suis pas non plus une collégienne comme une autre, je suis le chaînon bizarre de ma classe. Les autres filles sont habillées avec des robes qui coûtent le prix d’un vélo. Elles se maquillent entre deux cours et s’invitent à des fêtes auxquelles je ne suis jamais conviée. Elles ont des histoires d’amour compliquées qu’elles détaillent sans complexe. Elles partent deux par deux à la sortie des cours. Je reste seule. Je le vois bien, je ne suis pas à la hauteur.

       

    La seule enfant noire

    Un matin, l’une d’elles vient me voir à la récréation.

     - Prudence, il faut qu’on parle.

     - Oui ?

     C’est la plus populaire de l’école. La plus délurée. Elle s’appelle Laurie, porte des pantalons larges et des serre-tête en strass. C’est la reine de la classe, une personne importante. A moi, elle adresse rarement la parole. Je suis trop différente pour intégrer son groupe. Indéchiffrable. « Avec sa coupe à la Jackson Five, ça le fera jamais » : elle a lâché ça en riant un jour où j’étais juste à côté d’elle. L’avantage quand on ne compte pour personne, c’est qu’on passe inaperçu partout et qu’on entend un tas de trucs qui ne nous sont pas destinés.» (p.45)

       

    (Providence de Valérie TONG CUONG)

     

     

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  • « D’abord employé par des personnes attachées à l’idée d’une nation unie dans laquelle chaque individu doit s’intégrer, ce mot s’est peu à peu modifié.

     Aujourd’hui, il désigne une communauté dont les croyances et les comportements passent avant la liberté individuelle ou les lois du pays.

     On ne parle pas de communautarisme pour désigner une association d'amateurs de chasse et de pêche. En revanche, on en entend beaucoup parler dès qu'il s'agit de religion, d'origine ethnique ou d'orientation sexuelle.

      

    Communautarisme

    Par exemple lorsque des parents musulmans souhaitent un repas sans porc à la cantine. Ou lorsque des opposants au mariage pour tous, en 2013, parlent de la mise en danger de la famille qui ne se construit plus avec « un papa » et « une maman ». Ce que certains voient comme un droit, d’autres le perçoivent comme un repli sur soi.

      

    Dans le dictionnaire, la définition de communautarisme précise qu’il s’agit d’un repli d’individus sur leur groupe, qui risque de « diviser la nation au détriment de l’intégration ». Autrement dit, quand on parle de « communautarisme » en France, on parle d’une menace contre la République, contre la laïcité et plus généralement d’ »un risque de division de la société.

     (…)

     Le problème, c’est que quand on traite quelqu’un de « communautariste », on ne l’écoute plus vraiment, car on part du principe qu’il cherche la division. Si le communautarisme peut être dangereux, utiliser ce mot à tout bout de champ comporte aussi un risque : celui d’empêcher le débat.» (p.32-33)

      

    (« Sans contresens : communautarisme par Zineb DRYEF et Donatien MARY in TOPO n°10)

     

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