•  

    « Grâce à la magie maléfique d'internet, et quasiment du jour au lendemain, je suis devenu un support de conversation pour un petit groupe de personnes que je ne connaissais pas, un gars sur qui avoir une opinion, un objet de détestation ou de délectation, bref un type à juger. » (p.18)

     

     

     

    « T'es obligé de composer quand t'es à plusieurs, à réagir d'une façon qui n'est pas la tienne. Comme si t'étais sur une scène de théâtre à présenter la meilleure version de toi-même - pas nécessairement la meilleure d'ailleurs, mais celle qui correspond le plus précisément à ce que les autres réclament de toi, celle grâce à laquelle tu évolueras parmi tes condisciples sans déclencher de vagues.

     

    Au collège, la platitude est la règle de survie numéro un. Éviter de se faire remarquer permet d’être peinard. Coller à la conformité ambiante est un code à suivre pour une scolarité sans accrocs.

     

    Nous, on a décidé d’assumer le plaisir de notre compagnie respective en refusant de se joindre à la masse. Aucun courage derrière cet acte de rébellion irresponsable, plutôt la fainéantise d’avoir à feindre d’être quelqu’un que nous n’étions pas. Sauf que ça dérange quand tu t’exclus de toi-même du groupe, quand tu vis ta vie sans avoir besoin du regard de tes camarades. A croire que la liberté de choix des uns éclaire la lâcheté ordinaire des autres. » (p.24-25)

     

     

     

    (Trouver les mots de Gilles ABIER)

     

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  •  

    « Il a songé aux bandes de Daech et il s’est dit que ce n’étaient pas des musulmans qui avaient commis de tels actes, c’étaient simplement des sauvages privés de tout Dieu. Fallait-il en conclure que Dieu ne peut rien contre les barbares qui se revendiquent de Lui ? Les chrétiens, les musulmans et les juifs n’ont-ils pas, chacun, dans leur histoire des exemples terribles qui en attestent ? » (p.32)

     

    La liberté de penser

     

    « « Aime tes ennemis comme toi-même ! » Le message de Jésus avait tant fait rêver Nadir quand il était petit. Mohamed riait lorsqu’il citait le Christ. « Tu sais que l’amour est aussi la clé de l’Islam, rétorquait-il. Vous, les chrétiens, vous n’avez pas le monopole de la lumière. » Cela posait question à Nadir : pourquoi existe-t-il plusieurs religions si toutes les religions affirment la même chose ? Qu’on ait donc le même dieu pour tous, cela créera moins de conflits et on cessera de se tuer pour montrer que son dieu a raison plutôt que celui du voisin ! Sa mère trouvait toujours des réponses apaisantes à ses questions d’enfant curieux. C’est elle qui lui a appris l’importance des différences et le respect dû à la culture de l’autre et à sa religion. » (p.64)

     

     

     

    "Liberté de penser = liberté de choquer ?" (p.132)

     

     

     

    (Un sale livre de Franck ANDRIAT)

     

     

     

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  •  

    « - Nous autres, les gitans, on nous traite de romanos, de manouches, de tziganes. Au moindre vol, on nous montre du doigt :

     

    - C’est un coup des gitans !

     

    Angelo bouillonnait. Il m’a rejointe après un dernier tour de skate, et sa voix s’est radoucie pour me dire :

     

    - Autrefois, nous étions emprisonnés, exécutés, reconduits aux frontières. Nous sommes devenus nomades. On n’avait pas le choix.

     

    Nous autres, les gitans

     

    J’ai repensé à ce que m’avait expliqué mon père. Que les gitans campent dans les villes sur des terrains inoccupés. Un jour, on les informe qu’ils n’ont plus le droit de rester. Alors ils reprennent la route. » (p.27)

     

     

     

    (Couleur choco de Laure OZON-GRISEZ)

     

     

     

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  •  

    « Comment se fait-il que la moitié du genre humain, constitué par le monde féminin, soit toujours subordonnée à l'arbitraire d'un masculin outrancier et violent ? » (p.8-9)

     

    La moitié du genre humain

     

    « Autrement dit, l'humanité, probablement sous l'effet de l'insécurité psychique et de l'angoisse, n'a pas compris que convivialité et solidarité valaient beaucoup mieux que division, compétitivité et accaparement sans limite, générant une sorte d'anthropophagie structurelle, où l'excès de la minorité génère l'insuffisance et la précarité de la majorité. » (p.35)

     

     

     

    « Nous voici donc investis d'une vision différente de la vie. Et nous nous apercevons que la planète et la vie sous toutes ses formes doivent être préservées. Pour ce faire, il faut placer le féminin au cœur du changement pour stopper une oppression tellement ancrée dans les mœurs qu'elle n'apparaît même pas comme l'exaction qu'elle est. » (p.61)

     

     

     

    (La part du colibri de Pierre RABBHI)

     

     

     

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  •  

    Prudence

     

    (d'après « Les oreilles du Lièvre, V 4 »)

     

     

     

    Adieu me dit mon ami Jacques

     

    Je quitte à jamais ce pays

     

    Je n'en peux plus vois-tu, je craque

     

    Voici le printemps je m'enfuis

     

    Voyons quelle mouche te pique

     

    Et que vient faire le printemps

     

    Dans cette subite panique

     

    Quel est ce péril inquiétant {x2}

     

    Prudence

     

    Il dit rappelle-toi la Fable

     

    Qui nous a fait rire parfois

     

    Où un lion d'humeur redoutable

     

    Bannit à jamais de ses bois

     

    Béliers chevreuils vaches et chèvres

     

    Tout ce qui a cornes au front

     

    Il y était question d'un lièvre

     

    Parti pour plus de précautions. {x2}

     

     

     

    Quel rapport avec tes oreilles

     

    Il se fait malheureusement

     

    Que si peu que je m'ensoleille

     

    Je bronze abominablement

     

    Il suffit qu'un jour de déveine

     

    Je croise des crânes rasés

     

    Ils me jetteront dans la Seine

     

    Et moi je ne sais pas nager {x2} »

     

     

     

    Anne SYLVESTRE chante... au bord de La Fontaine (1997)

     

     

     

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  •  « Il ne comprend pas qu'on se laisse aller, qu'on se néglige et qu'on s'empâte. Il estime que c'est le minimum de respect qu'on doit à soi-même. Sur ce sujet, il est sans appel : le corps, la silhouette, le maintien, c'est de la maîtrise, du contrôle et du travail. Plusieurs fois je me suis accroché avec lui sur ce sujet, surtout quand je l'entends faire des commentaires immondes sur tel ou tel ami qu'il n'a pas vue depuis longtemps « Putain, qu'est-ce qu'il s'est pris ! T'as vu ça ? Au moins huit kilos... » ou bien si on lui parle de quelqu'un qu'il ne connaît pas très bien, il peut jeter comme ça « Ah, oui, la grosse... ». ça me dégoûte qu'il parle comme ça, on peut pas réduire quelqu'un à son poids. Ça n'a aucun sens. Juger sur l'apparence, c'est tellement facile. Tellement nul.

     

    Un jour, j'ai voulu qu'on échange sur ce sujet avec mon père. Je lui ai parlé de Beth Ditto, la chanteuse américaine du groupe Gossip. Elle est obèse, créative et lumineuse. Je suis fan. On a même regardé ensemble le clip de sa chanson « Move in the right direction ». Il a fait une drôle de tête au début mais il a admis que c'était pas mal.

    Juger sur l'apparence

     

    Je veux qu'il sache que je ne pense pas comme lui, non, non, tous les gros ne sont pas des gens sans volonté, sans motivation ou sans but dans la vie. Et pour moi, si mon père devenait gros, ça ne changerait rien. Rien du tout. J'ai des copains qui sont un peu ronds et d'autres qui ne le sont pas, c'est mes copains, c'est tout. Je suis pas dans leur tête ni dans leur corps, et ça me va bien comme ça. Et questions filles, je les trouve belles quand elles ont des courbes là où il faut, des fesses, des cuisses et des seins... » (p.69-70)

      

    (à quoi tu ressembles ? de Magali WIENER)

     

     

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  •  

    "Après mon accident... lors de ma première sortie en ville... J'ai réalisé que... le monde n'était plus tel que je l'avais connu autrefois.

     

    Ce monde-là m'était devenu hostile.

     

    Je devais m'accrocher... devenir fort.. m'habituer à affronter le monde seul." (p.4)

     

     

     

    "Je suis bien avec toi. Ta présence est même devenue le cœur de ma vie. Mais à mesure que ce bonheur grandit, je ne peux pas m'empêcher d'imaginer toutes ces choses que j'aurais pu faire avec toi, sur mes deux jambes. Tous ces endroits qu'on aurait pu visiter... Et ça me fait mal de me sentir entravé, et de t'obliger à avoir une vie... tronquée.

     

    J'aimerais tant pouvoir remarcher un jour..." (p.36)

     

     

     

    "Là-bas, j'ai vu des gens plus jeunes que moi... qui souffraient de handicaps plus lourds.

     

    "Vous n'êtes pas le seul à être invalide.

     

    Tout le monde ici apprend à vivre avec son handicap et vous, vous préférez vous morfondre dans votre coin ?

     

    Tant que vous êtes en vie... vous vous devez de vous battre et d'affronter les difficultés.. d'accord ?"

     

    Elle m'a ouvert les yeux sur le monde qui était le mien désormais... à sa manière, à la manière d'une infirmière." (p.82)

     

    Aucune loi ne l'interdit

     

    "- Vous êtes... architecte ?

     

    - Vous en faites une tête... ça vous semble ridicule ?

     

    - Euh... non... mais...

     

    - Pas besoin d'avoir des jambes pour tracer un plan !

     

    J'ai eu un accident à 30 ans. Blessé au même endroit que vous. J'ai dû renoncer à des tas de choses... pourtant, mon handicap est devenu ma force et aujourd'hui, avec toutes les mises aux normes pour l'accessibilité, je suis plus occupé qu'à l'époque où je pouvais marcher.

     

    - Mais... et sur le terrain ? Comment vous...

     

    - Tout le monde m'aide ! Les charpentiers sont des gars costauds ! Ha ha !

     

    - Alors même en fauteuil... on peut devenir architecte ?

     

    - Oui, aucune loi n'interdit aux handicapés l'accès à ce métier !

     

    - Tu dois t'accrocher Itsuki, pour ton avenir comme pour le reste. Et même si quelqu'un te dénigre... toi, en revanche, ne te rabaisse jamais." (p.85-87)

     

     

     

    (Perfect World, tome 2 de Rie ARUGA)

     

     

     

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  •  

    "Dans l'histoire des sourds, une vieille querelle existe entre oralistes et signants.

    Au dix-huitième, l'abbé de l'Epée a créé la première école pour sourds et fait connaître la langue des signes. Mais en 1880, au congrès de Milan, des spécialistes ont jugé incompatibles les gestes et la parole. l'oralisme fut imposé.

    Les élèves sourds apprenaient à lire sur les lèvres des maîtres. A l'époque, ils étaient tous barbus ! ça compliquait la tâche !

    La langue des signes était appelée langue de singes. Et les sourds avaient les mains attachées dans le dos.

    Mais dans les années 1970-1980, la communauté des sourds a revendiqué la reconnaissance de la langue des signes : c'est "le réveil sourd". Le droit au bilinguisme a été reconnu en 1991.

     

    Depuis 2005, l'enseignement de la langue des signes française est inscrit dans le code de l'Education.

    Le droit au bilinguisme

     

    Moi, l'oralisme, c'est non. Pourquoi un appareil ? Pour m'aider un peu à entendre ? J'ai le droit d'être sourd. C'est mon identité.

    Quand on connaît la langue des signes, on ne peut plus s'en passer. C'est très visuel, très vivant.

    (...)

    Chacun a sa façon de signer. C'est très diversifié." (p.84-85)

     

    "Bien sûr qu'on fait partie d'une communauté ! Avec une langue, un mode de vie. 

    La plupart des sourds sont fiers d'être sourds. Ils ne souhaitent pas forcément devenir entendants. Ils aimeraient même avoir des enfants sourds.

    Ce n'est pas un handicap. 

    C'est la société qui impose le handicap avec des comportements, des barrières." (p.89)

     

    ("Histoires sans paroles" par Solenn SUGIER et Alexandre KHA)

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  • La faute à Eve

     

     

     

    « "D'abord elle a goûté la pomme,

     

    Même que ce n'était pas bon.

     

    Y'avait rien d'autre, alors en somme

     

    Elle a eu raison, eh bien, non?

     

    Ça l'a pourtant arrangé, l'homme,

     

    C'était pas lui qui l'avait fait.

     

    N'empêche, il l'a bouffée, la pomme,

     

    Jusqu'au trognon et vite fait.

     

    Oui, mais c'est la faute à Eve.

     

    Il n'a rien fait, lui, Adam.

     

    Il n'a pas dit "Femme, je crève,

     

    Rien à se mettre sous la dent.

     

    D'ailleurs, c'était pas terrible,

     

    Même pas assaisonné.

     

    C'est bien écrit dans la bible :

     

    Adam, il est mal tombé.

     

     

     

    Après ça, quand Dieu en colère

     

    Leur dit avec des hurlements :

     

    "Manque une pomme à l'inventaire !

     

    Qui l'a volée ? C'est toi, Adam ?"

     

    Eve s'avança, fanfaronne, et dit

     

    "Mais non, papa, c'est moi,

     

    Mais, d'ailleurs, elle était pas bonne,

     

    Faudra laisser mûrir, je crois."

     

    Alors c'est la faute à Eve

     

    S'Il les a chassés d'en haut,

     

    Et puis Adam a pris la crève :

     

    Il avait rien sur le dos.

     

    Eve a dit : "Attends, je cueille

     

    Des fleurs". C'était trop petit.

     

    Fallait une grande feuille

     

    Pour lui cacher le zizi.

     

     

    La faute à Eve

     

    Après ça, quelle triste affaire.

     

    Dieu leur a dit : "Faut travailler."

     

    Mais qu'est-ce qu'on pourrait bien faire ?

     

    Eve alors a dit : "J'ai trouvé."

     

    Elle s'arrangea, la salope,

     

    Pour faire et porter les enfants.

     

    Lui poursuivait les antilopes

     

    Et les lapins pendant ce temps.

     

    C'est vraiment la faute à Eve

     

    Si Adam rentrait crevé.

     

    Elle avait une vie de rêve,

     

    Elle s'occupait des bébés,

     

    Défrichait un peu la terre,

     

    Semait quelques grains de blé,

     

    Pétrissait bols et soupières,

     

    Faisait rien de la journée.

     

     

     

    Pour les enfants, ça se complique.

     

    Au premier fils il est content,

     

    Mais quand le deuxième rapplique,

     

    Il devient un peu impatient.

     

    Le temps passe. Adam fait la gueule :

     

    Il s'aperçoit que sa nana

     

    Va se retrouver toute seule

     

    Avec trois bonshommes à la fois.

     

    Là, c'est bien la faute à Eve :

     

    Elle n'a fait que des garçons

     

    Et le pauvre Adam qui rêve

     

    De changer un peu d'horizon,

     

    Lui faudra encore attendre

     

    De devenir grand papa

     

    Pour tâter de la chair tendre

     

    Si même il va jusque là.

     

     

     

    En plus, pour faire bonne mesure,

     

    Elle nous a collé un péché

     

    Qu'on se repasse et puis qui dure.

     

    Elle a vraiment tout fait rater.

     

    Nous, les filles, on est dégueulasses,

     

    Paraît que ça nous est naturel,

     

    Et les garçons, comme ça passe

     

    Par chez nous, ça devient pareil.

     

    Mais si c'est la faute à Eve,

     

    Comme le bon Dieu l'a dit,

     

    Moi, je vais me mettre en grève,

     

    J'irai pas au paradis.

     

    Non, mais qu'est-ce qu'Il s'imagine ?

     

    J'irai en enfer tout droit.

     

    Le bon Dieu est misogyne,

     

    Mais le diable, il ne l'est pas, ah !"

     

     

     

    Anne SYLVESTRE – J'ai de bonnes nouvelles (1978)

     

     

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  • "ça gêne certains clients, bien sûr. je suis handicapé, je ne vais pas le nier. C'est d'ailleurs ce qui m'a poussé à participer à cet appel à projets. le fait que j'ai sans cesse besoin d'assistance... peu de gens me font confiance, du coup.

     

    Alors je veux prouver au monde que je suis capable de mener ma barque seul, ou presque." (p.22)

     

     

     

    "Depuis son hospitalisation... on se voit souvent, lui et moi. (...) Sortir avec lui m'a fait prendre conscience des regards et attitudes gênés des gens. Je devais me comporter comme ça moi aussi, avant... Quel fardeau ça doit être pour lui..." (p.55)

     

    Le regard des autres

     

    "- La vache, le choc... quand je l'ai vu en fauteuil !

     

    - Tu m'étonnes ! Je savais pas comment réagir.

     

    - Oui, ils sont en train de discuter. Ils vont se remettre ensemble, tu crois ?

     

    - Franchement, il a beau être handicapé... il reste super beau !

     

    - Tu travailles bien avec lui, Kawana ? Depuis quand il est dans cet état ?

     

    -... C'est quoi, tous ces ragots dès qu'il a le dos tourné ?

     

    Si vous avez des questions, posez-les-lui directement !" (p.68)

     

     

     

    "Tout le monde croit que c'est moi qui l'ai quitté... alors qu'en réalité, c'est lui qui a rompu. Il m'a libérée... non pas de lui-même mais... du regard des autres.

     

    Juste après l'accident, Itsuki est devenu insupportable mais j'ai tenu bon, je voulais tellement qu'on reste ensemble...

     

    Hélas, ma famille n'était pas d'accord. La situation est vite devenue intenable.

     

    Ces regards sur nous, je ne les oublierai jamais. ce mélange de pitié et de dégoût... Tu n'imagines pas..." (p.73-74)

     

     

     

    "Haruto, moi non plus... je n'ai toujours pas accepté mon handicap. (...)

     

    ça m'agace, qu'on me répète sans cesse d'accepter mon handicap. Accepter ne changera rien à ce que je ressens. Mon but, dans la vie, ce n'est pas d'être handicapé ! J'espère remarcher un jour, si un moyen existe.

     

    J'ai beau avoir appris beaucoup, depuis que je suis en fauteuil... ça ne signifie pas que cette situation me satisfait.

     

    J'aurais préféré ne jamais avoir eu d'accident. J'y pense tous les jours. Tu vois, je ne suis pas mieux que toi."

     

     

     

    (Perfect World, tome 1 de Rie ARUGA)

     

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