• « J'avais hâte de connaître son prénom parce que je n'aime pas l'idée de nommer un être humain par sa couleur de peau. » (p.10)

     

    « Elle n'a pas fait attention à notre apparence ni à la couleur d'Elimane. Elle était du bon côté de l'humanité, je crois. » (p.114)

     

    (504 de Romuald OLB OUDJANI)


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  • Alphabet arabe

    planche extraite du Nouveau Larousse Universel en 2 volumes (1948)


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  • « Affiches du Secours catholique, DECHAINE TON COEUR. On voit des gens pauvres, c'est-à-dire portant sur eux les stigmates de la misère telle que se la représente la classe dominante. On ne s'est pas demandé ce que pensaient ceux qui sont pauvres devant cette vision de corps avachis, de vêtements défraîchis, d'air abruti. » (p.90)

    (Journal du dehors d'Annie ERNAUX)


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  • Coeur


    planche extraite du Nouveau Larousse Universel en 2 volumes (1948)


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  • « Heure après heure, il doit affronter les commentaires et les rires, de plus en plus inquiétants, ne pas réagir lorsqu'un type de terminale l'invective : « Alors le mytho, à qui tu vas les raconter maintenant tes bobards ? », ne pas s'étonner de constater qu'à chaque cours il est seul.

     

    A midi, c'est à peine s'il se souvient de sa vie antérieure, celle de l'avant-veille, quand tout le monde voulait être l'ami de Simon Peretti. Entre une idole et un pestiféré, la différence est mince. C'est à peu près la seule pensée cohérente qu'il réussit à formuler et qu'il écrit à Dune. Il ajoute : « Mes frères m'abandonnent. Le lynchage se poursuit. Le ciel se couvre. Il y a un goût de métal dans l'air. » (p.12)

     

    Entre une idole et un pestiféré

     

    « C'est la deuxième fois que tu ne vas pas à ton cours de boxe. Tu romps notre contrat, mais surtout tu te prives d'un plaisir et pourquoi ? Parce que tes potes, tes frères, comme tu dis, ne t'ont pas suivi. Et alors ? J'aime l'opéra et malgré tous mes efforts pour te le faire apprécier, tu ne l'aimes pas. Ce serait une raison pour me priver du plaisir d'en écouter ? Une raison pour qu'on ne s'aime plus ? » (p.63)

     

     

     

    « Sil ne réagit pas, et vite, le harcèlement ne cessera pas, le mot le poursuivra, il ne remettra plus les pieds au collège, il restera enfermé chez lui. (…) Au bout d'une semaine , il se suicidera peut-être. (…) Il doit faire quelque chose pour que la rumeur cesse. » (p.144)

     

     

     

    (Le cœur est un muscle fragile de Brigitte SMADJA)


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  • planche extraite du Grand Memento encyclopédique Larousse en 2 volumes (1936)

    Champignons

    Champignons


    planches extraites du Nouveau Larousse Universel en 2 volumes (1948)

    Champignons

    planche extraite du Nouveau Petit Larousse illustré (1938)


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  • « Je lui répondis qu'on l'avait trop souvent punie quand elle voulait parler. Maintenant, farouche, elle se méfiait.

     

    - Mais ce n'est pas bon, Syril. Pas bon du tout ! Quand tout reste à l'intérieur, c'est pire que du poison.

     

    Elle avait diablement raison. Zoé devrait se livrer davantage mais ce n'est pas aussi simple. Quand on se met à TOUT raconter, ça fait comme si les douleurs revenaient à la vie. Même au paradis, les blessures réclament du temps pour cicatriser. » (p.30-31)

     

     

    « Même en utilisant un vocabulaire précis, on resterait à la surface de la vérité, aussi je ne vous en dirai pas plus là-dessus. Évoquer une douleur, c'est souvent en créer une nouvelle, et cela, je le refuse. » (p.31)

     

     

     

    « Je restai donc quelques minutes supplémentaires avec mes amies les montagnes. Il s'agissait de vieilles montagnes polies par endroits, déchiquetées à d'autres. Même ridées, même blessées, elles demeuraient en place, majestueuses, solides, et cela me rassurait de les savoir abîmées et indestructibles à la fois. Moitié fragiles et moitié invincibles. » (p.36)

     

     

     

    « Avant, Zoé ne fermait pas l'œil de la nuit, maintenant il lui arrive de dormir huit heures d'affilée. Elle ne mangeait plus, à présent elle aide volontiers à la cuisine. Elle est toujours fragile et elle le restera, mais au moins ici elle a une chance de faire peau neuve. » (p.45)

     

     

     

    « - Nous devons parler de votre éventuel retour à la maison. (...) J'ai tellement hâte de vous revoir.

     

     

     

    Imaginez une eau froide, si froide que des glaçons flottent à sa surface. Imaginez maintenant que vous soyez contraint de vous y baigner, et que chaque goutte d'eau, en frôlant votre peau, la blesse aussi vivement qu'un coup de poignard dans la chair. la douleur est à ce point insupportable, omniprésente, qu'il faudrait s'évanouir pour s'y soustraire. Voici à peu près où j'en étais en entendant la nouvelle : j'essayais de m'évanouir en vain. » (p.56)

     

     

     

    « Après avoir raccroché, je restai un moment sans bouger, comme écrasé par un quinze tonnes. J'aurais tellement aimé entendre autre chose. J'aurais aimé entendre : "Pardon de n'avoir rien vu. Pardon de ne pas vous avoir protégés quand la situation l'exigeait. C'était mon rôle. je n'ai pas su lire dans vos yeux alors qu'ils me parlaient ni sécher vos larmes quand vos joues se mouillaient. Et pardon d'avoir été à ce point aveugle que vous m'ayez été retirés. Si tout était à refaire..."

     

    Mais ce genre de discours n'est pas venu. Les bons mots dits au bon moment, on ne les rencontre que dans les films et les livres où tout le monde a le génie de la formule exacte, pas ailleurs. Pas dans la vraie vie. Dans la vraie vie, ils sont plutôt rares. Moi, en tout cas, je ne les ai pas souvent entendus. » (p.58)

     

     

     

    (Une saison parfaite pour changer d'Aurélien Locke)


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  •  

    Pourquoi ?

     

     

     

    Pourquoi ?

     

    Pourquoi je ne peux pas être heureux ?

     

    Pourquoi ne puis-je me satisfaire de ma vie comme le font les autres ?

     

    Pourquoi rien ne m'apaise jamais ?

     

     

     

    Je n'en peux plus...

     

    La vie me pèse.

     

    J'aspire à un repos définitif.

     

    Ne plus avoir l'impression de toujours me battre en vain.

     

    Qu'est-ce qui me retient encore ici-bas ?

     

     

     

    Je ne veux plus me mentir.

     

    J'ai trop joué la comédie.

     

    J'étais si fier de mon masque impénétrable.

     

    Mais je refuse de m'attacher à quiconque risquerait de percer mon secret, de découvrir que je suis quelqu'un d'autre.

     

    Je n'ai pas d'amis. Je les repousse, je fuis devant le danger que représen-terait quelqu'un que j'admire, à qui je tiens, comme un frère... et qui un jour, quand je ne m'y attendrai pas, que je baisserai la garde, me fera mal.

     

     

     

    Je me sens seul aujourd'hui.

     

    Pourquoi ça fait si mal ?

     

    N'ai-je pas toujours rêvé de cette indépendance, cette liberté sans entraves ? Ne plus penser aux autres, si mesquins, hypocrites, lâches, sournois, faibles...

     

    Seul, je ne risque rien.

     

    Alors pourquoi, aujourd'hui, cette lassitude, ce dégoût de la vie ?

     

    Comme si plus rien n'avait d'intérêt, de sens...

     

     

     

    Je n'ai pourtant pas toujours été ainsi.

     

    J'ai bien dû aimer la vie pour en arriver là ?

     

    Pourquoi cette boule dans la gorge, cette envie de crier, de pleurer sans raison aucune ?

     

    Depuis quand je résiste ?

     

     

     

    ***

     

     

     

     

     

    Je ne me souviens pas de mon enfance... ou si peu...

     

    L'insouciance, la transparence, le rire, la légèreté, la confiance, l'innocence... c'est si loin tout ça...

     

    Je ne me souviens même pas à quoi ça ressemblait.

     

     

     

    J'aimerais tant me sentir libre...

     

    J'aimerais tant ne plus m'embarrasser de questions, ne plus ressasser sans cesse cette rancune tenace et cette haine venue du fond des temps qui porte son ombre sur chaque sourire.

     

     

     

    « Aide-moi !

     

    S'il te plaît...

     

    Il fait trop noir ici.

     

    Il fait si froid...

     

    Aide-moi !

     

    Je veux ma maman !!! »

     

     

     

    Qui est ce petit garçon qui me fixe de ses yeux sans flamme ?

     

    Il a l'air tellement triste, tellement seul.

     

    On dirait qu'il a peur.

     

    On dirait qu'il souffre.

     

    Il hante mes nuits depuis tellement longtemps...

     

     

     

    Mais pourquoi moi ?

     

    Pourquoi m'appelle-t-il à l'aide comme si j'étais son dernier espoir ?

     

    Pourquoi m'appelle-t-il à l'aide alors que je ne le connais pas ?

     

    Qui est-il ?

     

    Ces yeux vides...

     

     

     

    « Tu sais ce qu'il faut faire.

     

    Tu sais ce qu'il faut dire.

     

    Toi seul le sais.

     

    Toi seul peux me comprendre.

     

    Toi seul sais ce que je ressens.

     

    Toi seul sais ce qui me manque.

     

    J'ai attendu si longtemps que tu m'entendes enfin... »

     

     

     

    A l'évocation de ces mots qui résonnent dans mon esprit, un cyclone d'émotions violentes remonte du fond de mon âme.

     

    Je vomis un torrent de larmes ininterrompues qui me noient et m'abrutissent.

     

    Je ne sais plus qui je suis.

     

    Je ne suis plus qu'une boule de douleur pure.

     

    Une boule de colère, de rage.

     

    Je voudrais hurler, griffer, déchirer ce rideau opaque qui m'empêche de contempler la lumière du monde depuis trop longtemps.

     

     

     

    Je n'ai pu en toucher du doigt qu'un pâle reflet.

     

    Toujours en décalage, toujours en retrait, refusant de participer à cette comédie à laquelle on m'invitait.

     

    Je me voulais fort pour prouver à la vie qu'elle ne pouvait plus m'atteindre.

     

    Je croyais qu'en étouffant l'horreur, celle-ci mourrait...

     

    Je ne pouvais pas deviner que c'est elle qui m'étoufferait.

     

     

     

    ***

     

     

     

    J'aurais tellement aimé vivre... comme tout le monde.

     

    Être heureux... parce qu'on a droit au bonheur sur Terre.

     

     

     

    « Il n'est pas trop tard...

     

    Tu as fait le plus dur.

     

    Le chemin n'est plus très long.

     

    Tu aperçois la lumière au bout ?

     

    Et les silhouettes qui attendent ton retour ?

     

    Ce sont les gens qui tiennent à toi.

     

    Ce sont les gens qui t'aiment.

     

    Accepte de prendre la main qu'ils te tendent.

     

    Même si tu as toujours voulu leur cacher ta douleur, ils ont deviné le petit garçon en toi qu'ils ont essayé de protéger, peut-être trop maladroitement.

     

     

     

    Ne sois pas trop dur avec toi-même.

     

    Prends conscience de la personne incroyablement belle que tu es devenu.

     

    Tu as su la nourrir malgré tout et elle a grandi toutes ces années par ta simple volonté.

     

    Tu as choisi de faire du petit garçon un homme bon malgré tout ce que tu as subi et enduré.

     

    Tu as fait preuve de tant de force...

     

    Merci d'exister. »

     

     

     

     

     

    Le 19 mai 2017

     


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  • « - Écoute, maman. Quand on te regardera comme un animal curieux à longueur de journée, tu comprendras... Quitte à être voyant, autant l'être vraiment !

    Bouli refuse de se fondre dans le décor. Son handicap et sa prothèse roulante sont suffisamment présents pour qu'il n'essaie pas de passer inaperçu.

    Alors il choisit le contre-pied pour éliminer l'adversaire.

     

    Un ovni bariolé

     

    Bouli est un ovni bariolé dans la grisaille du collège? Bouli est le type qui se balade dans une tenue extravagante.

    Il n'est plus ce garçon handicapé qu'on plaint par-derrière en faisant semblant de ne pas s'en apercevoir par-devant. » (p.147-148)

     

    (Désobéis ! De Christophe LEON) 


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  • Blasons

    planche extraite du Nouveau Petit Larousse illustré (1938)

    Blasons

    Blasons

    planches extraites du Nouveau Larousse Universel en 2 volumes (1948)


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