Ressources en images documentaires encyclopédiques et dénonciation du harcèlement notamment à l'école
"Moi, j'avais décidé d'assumer. J'avais barré « profession du père » pour y écrire « profession de la deuxième mère ». Ça m'avait paru logique. Simple. Je m'étais blindé dans ma tronche depuis un bout de temps, et à part un petit incident [...], c'est passé comme une lettre à la poste. Ma « situation », la majorité des profs s'en foutait, et pour les autres, je dois avouer qu'il ne m'était pas désagréable de les mettre mal à l'aise."
(p. 19)
"J'ai pas fait de détails : le premier connard qui m'a dit "Hey, ta mère elle est gouine ! ", je l'ai chopé et je lui ai répondu "Des mères j'en ai deux, elles sont gouines et je t'emmerde"."
"Quand on a une vie différente, on prend ces risques-là : rejets, ruptures, critiques. On peut regretter, se cacher dans un trou. Ou alors on décide d'être bien, on se bat et on mène la vie qu'on veut, la vie comme on l'aime."
"- Et pour ceux qui ont entretenu les persécutions - je sais qu'il y en a -, j'ai une question à vous poser.
Ils ont tous relevé la tête d'un air intrigué.
- C'était bien ? Vous avez aimé ? C'est agréable d'avoir un bouc émissaire, hein. Une engueulade mal digérée ? Une mauvaise note ? Un bouton d'acné ? J'ai qu'à cracher sur ma voisine, ça ira mieux après ! Je me sentirai tellement bien ! Sans compter que ça crée des liens. Une bonne complicité de petits bourreaux bien entraînés."
(p. 185)
"- Tu n'as rien fait, Mathieu ? Mais c'est justement ça le problème ! Vous n'avez rien fait ! Quand des types plus violents que vous s'en prennent à l'une de vos camarades, vous ne faites rien ! Pire : vous riez ! Vous laissez faire ! C'est ça la lâcheté." (p. 185)
(Frangine de Marion Brunet)