Ressources en images documentaires encyclopédiques et dénonciation du harcèlement notamment à l'école
« Maria Candea souligne à quel point le genre influe sur le sens pour certains métiers : « La perception du « cuisinier », qui évoque les chefs de restaurant, n'est pas du tout la même que celle de la « cuisinière », qui rappelle la cantine scolaire ou la mère au foyer. »
« Spécialiste de l'apprentissage de la langue, Danièle Manesse donne du crédit à l'accord de majorité – l'accord se fait par rapport au nombre : deux féminins l'emportent sur un masculin. Non pas pour contrer le « sexisme » de la règle de domination du masculin sur le féminin, mais pour pallier son « invraisemblance » : « Il faudrait au moins remplacer la stupide formule « le masculin l'emporte toujours sur le féminin » par « on accorde avec le genre appelé masculin ». Cela cesserait d'entretenir la confusion entre genre des mots et genre sexuel. »
« C'est une bonne idée d'écrire « agriculteurs.rices », mais il y a un problème de transcription à l'oral !, défend le socio-linguiste Louis-Jean Calvet. La langue, c'est d'abord le reflet de la parole. Une modification écrite qui entraîne un changement de prononciation, ça ne s'est jamais vu dans aucune langue. Il y a ici une double illusion : celle selon laquelle on peut changer la langue par l'écriture, et celle selon laquelle on peut changer les rapports sociaux avec la langue. »
« Puisque « l'usage est le tyran des langues », soyons-en les despotes éclairés. »
(extraits d'un article de Romain JEANTICOU pour Télérama n°3545-3546 – décembre 2017)