Ressources en images documentaires encyclopédiques et dénonciation du harcèlement notamment à l'école
« J'oubliais que j'étais chinoise sauf quand on me le rappelait.
– Mais tu as le visage tout aplati !!!
– Non, mais en vrai ton prénom c'est quoi ?
– Vous mangez vraiment des chiens ? » (p.64)
« Mes parents aussi me rappelaient que j'étais chinoise.
– Ma chérie, tu as vraiment des yeux très bridés. Ils sont trop petits... On m'a fait une petite opération en Chine pour créer une double paupière. On t'opérera la prochaine fois qu'on retourne à Hong Kong, tu veux ?
Je n'ai jamais cédé.
Ni teint mes cheveux en châtain ou porté des lentilles de couleur, comme certains Chinois. » (p.70)
« N'ayant pas d'autres membres de ma famille en France, ça m'a donné l'impression de n'avoir ni mémoire ni passé. C'est sans doute pour ça que j'ai toujours été mauvaise en histoire.
Le fait d'être née à Hong Kong, sachant que cette ville s'apparente plus à Londres ou New York qu'à Pékin, ne fait qu'accentuer ce sentiment de « non-appartenance ». » (p.82)
« Mes cousines consacrent un budget monstrueux aux produits cosmétiques pour avoir un joli teint. Elles veulent ressembler à des petites japonaises à la peau blanche. Il est très mal vu en Chine d'avoir une peau mate car cela rappelle les « paysans » exposés au soleil. » (p.108)
(Banana Girl. Jaune à l'extérieur, blanche à l'intérieur de Kei LAM)