Ressources en images documentaires encyclopédiques et dénonciation du harcèlement notamment à l'école
« Une fois, j'avais demandé à mon père pourquoi on était juifs.
- Parce qu'on est les enfants d'Abraham, d'Isaac et de Jacob.
Réponse qui n'avait guère éclairé mon jeune cerveau. Ce que je voulais savoir et que j'avais tant de peine à formuler, c'est pourquoi tant de gens avaient l'air de trouver que c'était mal. Je ne voyais pas comment apou en taillant des gilets, ma mère en faisant du bortsch, mon frère et moi en allant à l'école et en jouant aux billes, non je ne voyais pas comment ça nous rendait responsables d'une guerre ou de quoi que ce soit. » (p.72)
« Bien sûr, il avait le trac en entrant dans cette chambre où tout le monde priait d’une manière qui n’était pas la sienne, et faisait des signes qui ne voulaient rien dire pour lui.
Mais il observa. Il vit des mains qui se joignaient comme dans sa religion, des gens qui marmonnaient comme dans sa religion, des bougies, du respect, du recueillement, exactement comme il connaissait.
Alors, en son for intérieur, il récita le kaddish, la prière juive des morts, tandis qu’autour se déroulaient les chapelets de « Notre Père » et de « Je vous salue Marie ». Et personne ne pouvait s’apercevoir de quoi que ce soit car il y mettait tout son coeur et toute sa ferveur.
Par la suite, mon père fit d’autres veillées et aida même à la toilette des défunts. Et, si les méthodes étaient différentes de celles dont il avait l’habitude, il faisait cette mitsva avec la joie de celui qui veut faire plaisir à Dieu. Quel qu’il soit. » (p.184)
(Taille 42 de Malika Ferdjoukh et Charles Pollak)