• Une question de génération

     

    « - Ah, ton père ! Ton père !... C'est quelqu'un !

     

    Il était tellement quelqu'un que,, devant lui, je me sentais personne.

     

    Moi, j'aurais préféré un père plus ordinaire. J'aurais eu moins de mal à prendre mon envol. » (p.11)

     

     

     

    « Et mon père, pour tout arranger, disait de moi, en me posant sa patte sur l'épaule :

     

    - C'est un vrai bourricot, mais un brave gamin. Moi je suis sûr qu'il ira loin quand même...

     

    C'était une façon de montrer sa confiance, sans doute.

     

    Mais ce « quand même » là sonnait à mes oreilles comme le pire des malgré tout. » (p.12)

     

    Une question de génération

     

     

     

    « J'ai longtemps cru qu'il me détestait. C'était une erreur, à ce que m'a dit mon père, quelques années plus tard. Il m'aimait bien, pépé. Il me trouvait du caractère. Mais il faisait partie de ces gens à qui ça écorcherait la gueule de dire un mot gentil, de faire un compliment.

     

    Mon père essayait de mettre ça sur le compte de sa génération.

     

    - Avant, c'était comme ça, qu'est-ce que tu veux que je te dise ! Les gens étaient pudiques. On ne passait pas son temps à se frotter le dos ou à se lécher la poire.

     

    Tu parles.

     

    Pépé n'était qu'un acariâtre, un vieux râleur. J'ai dû hériter de ses gènes.

     

    Je suis pareil que lui, un constipé du cœur. » (p.144)

     

     

     

    (Bon rétablissement de Marie-Sabine ROGER)

    « CompasChauve-souris »
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