• « Ici, nous sommes si nombreuses à ne pas être dans la norme que, finalement, la norme, c'est d’être différente. »

      

    « Déguisés en gens ordinaires

     Des monstres vivent près de nous

     Ni griffes, ni crocs, aucun repère

     Pourtant ils sont présents, c'est tout.

     

    Nous pourrions être sans défense

     Face à ces brutes sans conscience

     Mais ensemble on peut les faire fuir

     Il suffit toi, moi, nous, de se soutenir.

      

    Oui, ton corps est beau tel qu'il est

     Et tes amours ne regardent que toi

     Si vie et mort sont dans nos pensées

     Pour les chanter la poésie est là.

       

    Le monstre est fort, il faut le savoir

     Il joue sur la peur, isole dans le noir

     Mais ensemble on peut le faire fuir

     Il suffit toi, moi, nous, de se soutenir.

       

    Aux heures les plus sombres

     Quand tu te sens découragée

     Que tu pleures dans l'ombre

     Que t'en as marre de lutter

     Que t'es prête à rendre les armes

     Derrière toi jette un coup d’œil

     Et aussitôt sèche tes larmes

     Car je suis là pour toi, et je veille. » (p.84)

     

    La norme ?

      « J'ai regardé Clayton droit dans les yeux et j'ai déclaré : « Parce que ce n'est pas comme si je venais vous voir de mon propre gré pour que vous m'aidiez à calmer mes angoisses. Ce que tout le monde veut à Red Rock, vous la première, c'est me transformer en une espèce d'automate obéissant, qui ne s'opposerait jamais à sa belle-mère, approuverait tout ce que dit son père, et ne ferait jamais rien de « rebelle », du genre se teindre les cheveux et jouer dans un groupe. Ce que vous n'avez pas pigé et que mon père semble avoir oublié, c'est que je n'ai rien d'une rebelle. J'ai simplement été élevée ainsi. » » (p.87)

       

    « Pour cela, je devais changer. Car malgré ce que pensaient Clayton et mon père, malgré mes tatouages, ma coiffure punk et mon goût pour les guitares électriques, j'étais une fille bien. J'avais obéi à mes parents, puis à mon père quand ma mère était partie. J'étais gentille avec Billy. Je ne me droguais pas, je ne buvais pas, je ne volais pas et je n'agressais pas les gens. J'étais honnête. Je pouvais aimer et être aimée. Je n'avais rien de la révoltée dont l'équipe de Red Rock me renvoyait l'image. Mais je me rendais compte que si je voulais sortir d'ici et reprendre ma vie en main, je devais devenir cette fille-là. Le temps était venu de réveiller la rebelle qui sommeillait en moi. » (p.164-165)

      

     « J'ai repris mon souffle avant de continuer : "Ma mère me disait : "Suis ta propre voie sans te préoccuper du reste." C'était son credo. Je n'ai pas dévié. Ce sont les autres qui ont changé de trajectoire. Voilà pourquoi je suis ici." »

       

    (Les cœurs fêlés de Gayle FORMAN)

     

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  • « Quand un garçon naît, c’est la fête, on dit qu’un champion est né.

     Quand c’est une fille, on dit que ce n’est pas grave, la prochaine fois, ce sera un garçon.

      Mariam voit ses frères courir, sortir dans la cour et jouer avec des cousins et des voisins.

     - Moi on me dit de rester assise et de ne pas bouger.

     Pourquoi eux, ils peuvent faire tout ça ?

     - Ce sont des garçons. Tiens, va ranger ce bazar. » (p.12)

       

    « - Jouer avec des filles, ce n’est pas bien pour tes frères. Ils doivent être de vrais hommes. Et toi, tu dois être exemplaire.

     - C’est quoi être exemplaire ?

     - Tu dois cacher ton visage. Aucun homme ne doit le voir.

     Et si d’autres filles laissent dépasser une mèche de cheveux ou un bout de visage : réprimande-les.

     - Pourquoi ?

     - Parce que c’est bon pour ta réputation. Tu dois montrée que tu es très attachée aux traditions. La réputation se travaille dès le plus jeune âge.

     - Pourquoi ?

     - Il faut tout faire pour que les gens parlent bien de toi, sinon on ne te trouvera jamais un mari. » (p.13)

       

    « Ce que recherche un homme, ce n’est pas une femme forte ou intelligente, c’est une femme qui respecte les traditions et qui obéit. » (p.14) 

    D’une prison à une autre

      

    « A l’école, j’ai souvent vu des filles arriver avec des marques de coups, des bleus.

     Elles les cachaient, non pas pour couvrir les auteurs des coups, mais parce qu’elles avaient honte d’avoir été punies : cela voulait dire qu’elles avaient désobéi.

     Elles pensent que si elles sont battues, c’est pour être élevées, c’est pour leur bien. » (p.15)

       

    « C’est très compliqué de manger avec un niqab. Mais la plupart des Saoudiennes en se livrant à des acrobaties, y parviennent. » (p.22)

     

     « - écoute, jeune fille… on vit dans une société traditionnelle, on ne peut pas faire n’importe quoi… C’est pour te protéger, tu comprends ?

     Alors ça ira pour cette fois, mais fais attention.

      

     Mais le 1er novembre 2016, la vie de Mariam bascule. Elle est arrêtée et envoyée dans un centre de détention. C’est son père qui a demandé à la police de l’arrêter.

     

    Son crime ? Elle avait refusé de lui obéir. » (p.23)

      

     « Depuis plusieurs semaines, Mariam était entrée en conflit avec l’un de ses frères. Il ne voulait pas qu’elle aille rendre visite à sa grande sœur, mariée, qui vit dans une autre ville.

     Mariam insiste.

     Il la bat et l’insulte.

     Mariam décide alors, contre la volonté de son père, de déposer plainte contre son frère.

     Elle est accusée de désobéissance parentale. » (p.24)

      

     « Si ma famille choisit pour moi, ce sera quelqu’un qui pense comme eux. Je passerai d’une prison à une autre. » (p.25)

     

      (« Au royaume du flirt interdit » de Julie LERAT et Léon MARET in TOPO n°8)

     

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  •  « - Bonnie prétend que la fille a cette maladie des gens qui s’interdisent de manger. Mais je ne sais pas si c’est vrai.

     Margaret secoua la tête.

     - De jolies jeunes filles qui s’affament toutes seules. J’ai lu des articles là-dessus. Elles font ça pour avoir l’impression de garder le contrôle de leur corps, et tout à coup elles perdent le contrôle et ne peuvent plus s’arrêter. C’est d’une tristesse... » (p.135)

       

    « Elle laissa glisser sa main jusqu’à l’épaule osseuse et la jeune fille – des larmes filtraient de ses paupières closes – appuya la joue contre la main d’Olive.

     - Je ne veux pas être comme ça, murmura Nina.

     - Bien sûr, répondit Olive. Et nous allons trouver un moyen de t’aider.

     La jeune fille secoua la tête.

     - Ils ont déjà essayé. Mais je rechute toujours. Je suis un cas désespéré. 

    La maladie des gens qui s'interdisent de manger

    Olive prit une chaise et s’assit à côté de Nina (…). Elle se mit à caresser les cheveux de la jeune fille et en frotta quelques-uns entre ses doigts. Elle regarda Harmon et Margaret avec un mouvement de tête significatif, avant de laisser tomber les fragments de cheveux secs par terre.

     On perd ses cheveux quand on est affamé.

     (…)

     - Ton corps va se laisser mourir si tu ne lui donne pas un peu de carburant. Je sais que tu as déjà entendu cent fois ce genre d’explications, c’est pour ça que tu restes plantée là, sans rien répondre.» (p.146-147)

      

     « - Cette satanée Madame-Je-Sais-Tout de bru ! A l’entendre parler, on croirait que c’est une experte en tout. Elle m’a dit : « Olive, il ne fallait pas vous attendre à ce qu’elle guérisse vraiment. Les gens qui ont cette maladie ne s’en remettent jamais. » Alors je lui ai dit : « Enfin, Suzanne, il n’en meurent quand même pas tous. » Et elle : « Eh bien, Olive, beaucoup en meurent, si. »

     - L’enterrement est privé, annonça Margaret à Harmon. Juste la famille.

     Il hocha la tête.

     - Elle avalait des laxatifs, poursuivit-elle en posant une tasse de thé devant lui puis en frottant ses narines avec un mouchoir. Sa mère a trouvé la boîte dans un tiroir de sa chambre, et c’est logique, je suppose, puisqu’elle avait cessé de conserver le peu de poids qu’elle avait repris. Ils l’ont emmenée à l’hôpital jeudi…

     Margaret s’assit et prit sa tête dans ses mains.

     - C’était une scène atroce, expliqua Olive. D’après ce qu’à raconté la mère, Nina ne voulait pas y aller, bien sûr. Alors il a fallu appeler du renfort, la police, et elle est partie en se débattant comme une enragée.

     - Pauvre trésor, dit Margaret.

     - Elle a eu une crise cardiaque cette nuit. » (p.153)

      

     (Olive Kitteridge d’Elizabeth STROUT)

       

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  •  

    Déterminisme du vêtement

     

    Déterminisme du vêtement

     

    (L'air de rien d'Aude PICAULT)

     

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  •  « "Si t'as d'la thune, on oublie d'où tu viens, ta couleur, tes origines. Le vrai passeport pour la tranquillité et la reconnaissance à perpète, c'est pas le bac pro, c'est la monnaie…" » (p.7)

       

    « Elles se ressemblent toutes un peu... »

    « - Votre métier, c'est d'enquêter ou de juger ?

     - Oh ça va ! Me prends pas de haut, surtout pas, t'as compris ?

     - Est-ce que vous devez me tutoyer ? C'est dans le code pénal ?

     Il la foudroie du regard. Ce regard, elle le connaît par cœur, un classique ! Pourtant elle pensait que jamais plus elle n'aurait à le subir, à se retrouver entre leurs mains, impuissante, déjà cataloguée complice, coupable, acculée, sans pouvoir rien faire. » (p.35)

       

    « - Oui, il me semble, j'ai dû la croiser lors des parloirs et des visites, mais vous savez, je ne peux l'affirmer, je vois tellement de monde et puis pas mal de détenus ont des femmes... comment dire... comme…

     - Comme quoi ? Réagit violemment Coumba, sentant les allusions lourdingues du gros type.

     - Comme mademoiselle... Je veux dire, noires, quoi... Elles se ressemblent toutes un peu... » (p.42)

      

     (La rebelle de Thierry CRIFO)

       

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  • « A six ans, Gabrielle empruntait en cachette le rouge à lèvres de sa mère. A huit ans, elle essayait ses habits quand elle se savait seule. A onze ans, sa mère l'avait surprise en train de se maquiller. Elle l'avait emmenée sur-le-champ à l'église pour prier. Gabrielle était alors un petit garçon et ses proches lui affirmèrent qu'elle était possédée et finirait en enfer. Pendant quelques années, elle a été traînée de thérapie en thérapie, contrainte de prier pendant des heures tout en étant qualifiée de dégoûtante. Rien n'y faisait : elle avait toujours autant envie de s'habiller en fille. A dix-sept ans, elle fut décrétée schizophrène puisque, en dépit des prières, elle ne guérissait pas, et placée sous traitement psychiatrique. Un homme, qui l'avait repérée dans sa Caroline du Nord natale, lui a donné un peu d'argent pour fuir. Elle a pris un bus, a atterri à New York, dans la rue. Dans la neige. Dans un monde dont elle n'imaginait pas la cruauté. Elle a failli en mourir.

     

    Envie de s'habiller en fille

    Chaque année aux Etats-Unis fuient leurs familles ou sont mis à la porte par elles. Ils quittent leur province et se dirigent vers New York qui a la réputation d'être la plus gay-friendly des villes américaines et celle qui offre le plus de perspectives de travail. Mais là, ils déchantent. Sans nulle part où s'abriter, ils grossissent les rangs des sans-abri – 40% des jeunes sans-abri de New York sont LGBT, avec une moyenne d'âge de 14,4 ans. » (p.141-142)

      

    (La révolution du partage d'Alexandre MARS)

     

     

     

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  • Frangines

       

    « Ce fut à l'école déjà

     Qu'on fit de nous des concurrentes

     On se regardait chien et chat

     On détestait les redoublantes

     Souffre-douleur ou bien fayotes

     On se poussait toujours plus haut

     On s'arrachait les bonnes notes

     On pleurait devant le tableau

     

     

     On aurait pu rester frangines

     ça nous aurait gagné du temps

     Au coude à coude j'imagine

     Qu'il n'aurait pas fallu longtemps

     Pour qu'on soit toutes aussi bonnes

     Malgré les pionnes

     Et les parents

     

      

    Ensuite en face des garçons

     Commença la grande offensive

     On se fabriquait des façons

     Des rendez-vous sur l'autre rive

     Et grandes bringues ou blanche-neige

     C'était à qui amènerait

     Tous les boutonneux du collège

     A l'accompagner sur le quai

     

      

    On aurait pu rester frangines

     ça nous aurait gagné du temps

     Bras dessus-dessous j'imagine

     Qu'on aurait de ces débutants

     Avant que la vie les assomme

     Pu faire des hommes

     Pas des enfants

     

      

    Un peu plus tard c'est la beauté

     Qu'on nous érigea en barrière

     On se retrouvait insultée

     Si on n'était pas la première

     Nos amitiés faisaient sourire

     Fallait nous crêper le chignon

     Et tout ce qu'on pouvait se dire

     N'était que fadaises ou chiffons

     

    Des concurrentes

      

    On aurait pu rester frangines

     ça nous aurait gagné du temps

     Main sur l'épaule j'imagine

     Qu'on aurait pu se regardant

     Voir qu'on étaient toutes assez belles

     Et même celles

     Qui ont pas le temps

     

     

     C'est tout pareil dans nos métiers

     On nous oppose et on nous monte

     En épingle pour mieux montrer

     Qu'on se trouve en dehors du compte

     Pour peu qu'on dépasse la tête

     On est toujours une exception

     Chacune sur notre planète

     Ce qu'on a pu tourner en rond

     

      

    Si on se retrouvait frangines

     On n'aurait pas perdu son temps

     Unissant nos voix j'imagine

     Qu'on en dirait vingt fois autant

     Et qu'on ferait changer les choses

     Et je suppose

     Aussi les gens

      

     

    Et qu'on ferait changer les choses

     Allez on ose

     Il est grand temps"

       

    Anne SYLVESTRE – J'ai de bonnes nouvelles (1978)

     

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  • « Eh oui, en 1928, Virginia Woolf pose déjà la question du genre :

     

    La question du genre

    peut-on être ni homme ni femme, ou homme et femme à la fois ? Sommes-nous attirés par telle chose parce qu’on est une femme ? Sensibles à telle autre parce qu’on est un homme ? Ou bien parce que notre éducation et la société tout entière nous font jouer le rôle qui convient à notre genre. » (p.108)

      

    (« Les 1001 vies d’Orlando » de Delphine PANIQUE in TOPO n°8)

     

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  • Le harcèlement de rue est un délit

     

    Le harcèlement de rue est un délit

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  •  « - Quand on est différent, on devient souvent le bouc émissaire, reprend-il. En général, je ne réagis pas et les gens finissent par se lasser.

     - Tu ne préférerais pas t’intégrer ?

     - Pas spécialement, pourquoi ? Je n’ai aucune envie de suivre leurs règles. Je veux juste être moi-même.

     Sam ne précise pas de quelles règles il parle, mais mon petit doigt me dit qu’il ne pense pas seulement à celles des professeurs. » (p.72)

     

     « - Tu n’es pas obligée de faire tout ça. Shannon a parfois du mal à s’arrêter. Ne la laisse pas te transformer en quelqu’un que tu n’es pas.

     - Et je suis qui, au juste ? Une fille quelconque et intello que personne ne remarque. Je sais ce que les gens pensent de moi… que je m’habille mal, que j’écoute de la musique ringarde. Je n’avais encore jamais mis de mascara. Il y a du boulot, hein ?

     - On essaie seulement de t’aider.

     Malgré mon insistance, je commence à en douter.

     - Je sais. Et je vous en suis reconnaissante, vraiment.

     Quand Meg était là, tout allait bien. On était sur la même longueur d’onde, elle se moquait complètement de l’avis des autres. C’était une amie en or, mais elle est partie et elle ne reviendra pas. Je n’ai pas besoin de t’expliquer ce qu’on ressent quand on se retrouve seule, à l’écart du groupe. » (p.92)

     

     « Shannon est ma meilleure amie, et rien ne pourra changer ça. Mais elle ignore ce que signifie être exclue et vouloir à tout prix se faire une place au soleil. Elle a toujours attiré les regards - moi, que je le veuille ou non, j'appartiens à la même espèce qu'Emily : l'espèce des invisibles. »

     

     « Tout à coup, je m'en veux d'avoir été si froide avec Sam ce matin. Je ne suis plus la fille douce et attentive dont parle Emily. Je ne pense qu'à m'intégrer et à faire partie des élèves populaires, quitte à ignorer le garçon pour qui je craque.

     Parfois, je déteste vraiment la personne que je suis devenue. » (p.106)

     « Quand je me retrouve devant Sam, le masque tombe.

     - Tu veux vraiment le savoir ? je murmure. J’ai peur d’être la fille qui reste toute seule dans son coin et dont tout le monde se moque.

     - ça ne risque pas d’arri…

     je pose un doigt sur ses lèvres.

     

    Se transformer en quelqu’un qu’on n’est pas

    - En primaire, j’étais grosse. Et puis j’avais ce prénom ridicule et les cheveux roux qui allaient avec. J’étais le souffre-douleur de la classe. C’était très dur, bien plus que tu ne peux l’imaginer. Je ne m’aimais pas, alors j’ai décidé de changer. Quand je suis entrée au collège, j’avais perdu mes kilos en trop, adopté un nouveau style et appris à paraître sûre de moi. Ça a marché. Beaucoup de gens ont cru à mon personnage… et y croient encore. » (p.154)

     

     « La veille, j’ai enfin compris que ça ne sert à rien de jouer un rôle. Je n’ai plus envie d’être cool, parfaite ou populaire. Le prix à payer est trop élevé. Je préfère être moi-même et m’entourer de véritables amis. » (p .215)

      

    « Il est illusoire de penser qu'on peut se réinventer. On peut essayer, bien sûr, mais il est impossible d'échapper à sa vraie nature. La vie est un voyage, une lente découverte de notre personnalité. »

     

     (Miss Pain d’épices de Cathy CASSIDY)

      

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