• "Lily, dis-moi c'est quoi une dépression? je demande en m'essuyant mes moustaches de lait.
    - C'est un peu comme si quelqu'un entrait en toi et te faisait faire des choses dont tu n'as pas l'habitude."

    "Dépression : ça ne s'attrape pas, Simon. Ca arrive et puis ça s'en va, pour la plupart du temps. Des fois, ça vient de l'enfance, des fois non. Ou de la drogue, ou de la mort d'un proche. Ou d'un grand ras le bol de tout."  

    Face à la dépression

    "Les gens ont tous leurs petites faiblesses, leurs moments de fatigue, de stress, et n'importe qui peut en passer par là. Souvent, les gens pensent que celle ou celui qui en vient à se rendre à l'hôpital pour se faire soigner a baissé les bras. Or, crois-moi, c'est tout le contraire. Le malade qui se fait soigner sait au moins qu'il est malade. Contrairement à tous ces gens qui s'enferment chez eux en essayant de se convaincre que tout vas toujours bien."

     

    (Au pays des kangourous de Gilles Paris)

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  • "La seule différence entre les deux résidait dans cette paire de baskets bariolées qui représentaient désormais bien plus que de simples chaussures. Elles étaient mon étendard, celui de mon audace et de ma folie, et bien qu'elles soient un peu ternies par les trois derniers jours, elles rougeoyaient encore comme des charbons ardents." (p.17)

    "C'est bien toi, mais en partie seulement, pas complètement. Disons que c'est toi, déformé par ta propre perception. Dans les miroirs, nous sommes toujours moins bien qu'en réalité, tu n'as pas remarqué ?" (p.86)

    "Il s'agissait bel et bien d'une comédie. Ce terme levait le mystère de la Maison, il suffisait de comprendre qu'il s'appliquait à tout ce qui m'entourait.
    En effet, il était absurde qu'un groupe rassemble tous les raseurs soumis tandis qu'un autre ne se composerait que de tarés ingérables. C'était impossible. Plus clairement, quelqu'un, à un moment donné, avait conçu ce système. Dans quel but ? ça, c'était une autre histoire..." (p.118)

    "Ils sont sauvages, constata pensivement Bossu. Personne n'a besoin d'eux, et ils se suffisent à eux-mêmes..." (p.145)

    "Est-il possible qu'une personne qui a du pouvoir sur une autre ne s'en serve jamais ?" (p.418)

    (La Maison dans laquelle de Mariam Petrosian)   

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  • La différence invisible

    "Il n'y a rien à guérir chez vous, rien à changer. Votre rôle n'est pas de rentrer dans un moule, mais plutôt d'aider les autres - tous les autres - à sortir de celui dans lequel ils sont enfermés. Vous n'êtes pas là pour suivre une voie pré-établie mais, à l'inverse, pour emprunter votre propre chemin, et inviter ceux qui vous entourent à sortir des sentiers battus.

    En embrassant votre identité profonde, en vous réconciliant avec votre singularité, vous devenez un exemple à suivre. Vous avez donc le pouvoir de faire voler en éclats ce carcan normatif qui nous étouffe tous et nous empêche de vivre ensemble dans le respect et la tolérance.

    Votre différence ne fait pas partie du problème, mais de la solution.

    C'est un remède à notre société, malade de la normalité."

     

    (dédicace liminaire de Julie Dachez à La différence invisible)

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