• Le droit au bilinguisme

     

    "Dans l'histoire des sourds, une vieille querelle existe entre oralistes et signants.

    Au dix-huitième, l'abbé de l'Epée a créé la première école pour sourds et fait connaître la langue des signes. Mais en 1880, au congrès de Milan, des spécialistes ont jugé incompatibles les gestes et la parole. l'oralisme fut imposé.

    Les élèves sourds apprenaient à lire sur les lèvres des maîtres. A l'époque, ils étaient tous barbus ! ça compliquait la tâche !

    La langue des signes était appelée langue de singes. Et les sourds avaient les mains attachées dans le dos.

    Mais dans les années 1970-1980, la communauté des sourds a revendiqué la reconnaissance de la langue des signes : c'est "le réveil sourd". Le droit au bilinguisme a été reconnu en 1991.

     

    Depuis 2005, l'enseignement de la langue des signes française est inscrit dans le code de l'Education.

    Le droit au bilinguisme

     

    Moi, l'oralisme, c'est non. Pourquoi un appareil ? Pour m'aider un peu à entendre ? J'ai le droit d'être sourd. C'est mon identité.

    Quand on connaît la langue des signes, on ne peut plus s'en passer. C'est très visuel, très vivant.

    (...)

    Chacun a sa façon de signer. C'est très diversifié." (p.84-85)

     

    "Bien sûr qu'on fait partie d'une communauté ! Avec une langue, un mode de vie. 

    La plupart des sourds sont fiers d'être sourds. Ils ne souhaitent pas forcément devenir entendants. Ils aimeraient même avoir des enfants sourds.

    Ce n'est pas un handicap. 

    C'est la société qui impose le handicap avec des comportements, des barrières." (p.89)

     

    ("Histoires sans paroles" par Solenn SUGIER et Alexandre KHA)

    « La faute à EveAucune loi ne l'interdit »
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