• « Mon histoire

     

     

     

    A huit ans, je me retrouvais face

     

    A ce grand bâtiment

     

    Prête à entrer

     

    Je me sentais vivante

     

    Mais je ne savais pas

     

    Qu'être écolière

     

    Serait un combat

     

     

     

    A neuf ans, j'essayais

     

    De choisir mes fringues

     

    Pour mon plaisir

     

    D'écrire

     

    Pour me sentir libre

     

    Mais ils m'ont attaquée

     

    Juste pour avoir voulu

     

    Être moi

     

     

     

    A dix ans, j'ai fait plein d'efforts

     

    Parce que ça avait été l'enfer

     

    Je me suis habillée comme eux

     

    Pour faire partie de leurs jeux

     

    Sauf que dans ma tête

     

    J'étais toujours moi

     

    Bien différente d'eux

     

     

     

    (…)

     

    A douze ans,

     

    Je voulais être

     

    Une fille populaire

     

    Je rêvais de tourner des films

     

    De me glisser dans d'autres peaux

     

    Sans jamais revenir

     

    Dans ma première vie

     

    Mais on m'a dit

     

    Tu seras toujours notre victime

     

     

    (…)

     

    A treize ans,

     

    Je sentais les ténèbres

     

    Qui gagnaient mes rêves

     

    J'ai eu peur de me noyer

     

    Dans leurs regards de haine

     

    Leurs paroles abominables

     

    Critiquaient mon corps

     

    Je courais pour fuir le noir

     

    Qui rampait

     

    Juste derrière moi

     

     

     

    (…)

     

    C'est l'écriture qui m'a sauvée

     

    Des mots contre les tyrans

     

    Des mots sur le suicide

     

    Je ne voulais pas mourir

     

    Juste crier

     

    Que ma souffrance ne me quittait pas

     

    Je la combattais comme je pouvais

     

    Je n'aimais plus manger

     

    Quand je me regardais

     

    Mon corps était couvert

     

    Des mots tracés par mes bourreaux

     

    « Grosse », « Immonde », « Repoussante »

     

    ça me remplissait

     

    Les oreilles et les yeux

     

    Je ne riais plus jamais » (p.13-18)

     

     

     

    (Guide de survie pour ados et autres conseils pour résister au harcèlement d'Aija MAYROCK)

     

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    « Malgré tout, je restais résolue à ne pas leur montrer à quel point j'étais terrifiée. Je me réfugiai derrière une apparente indifférence, mais à chaque pas que je faisais au milieu de la foule, une nouvelle fissure se formait dans mon masque.

     

    Les murmures continuaient à me traquer, même une fois que je fus enfin parvenue à sortir de l'arène qui s'était formée autour de moi. Le groupe de spectateurs m’emboîta le pas dans le couloir et me suivit dans la cour. Partout où j'allais, d'autre élèves m'observaient, échangeaient des sourires complices et riaient ouvertement sur mon passage. » (p.48)

     

     

    Au centre de l'arène

     

    « Je ne voulais pas pleurer. Au lycée, verser des larmes revenait à verser son sang : toute blessure, si petite fût-elle, était signe de faiblesse.

     

    Et le lycée détruisait les faibles. » (p.62)

     

     

     

    « Le Syndrome du Témoin. C'était un phénomène que j'avais étudié en cours de psychologie en seconde. En bref, il était rare qu'un groupe de personne vienne en aide à quelqu'un qui avait des ennuis, puisque chacun supposait qu'un autre allait le faire. C'était exactement ce qui était en train de m'arriver. » (p.105)

     

     

     

    « - Qu'est-ce que ça peut te foutre tout ça ? Tout ce qui se passe dans ce bâtiment, c'est des conneries. Ça n'aura aucune importance dans quelques années. Pourquoi perdre une seule seconde de ta vie à t'inquiéter de ce que pensent ces gens ? Des gens que tu ne reverras plus jamais après avoir eu ton diplôme ? » (p.145)

     

     

     

    « On va jouer à un jeu, répondit-il en m'entraînant vers l'entrée du lycée. On va faire comme si on vivait dans un monde où on n'est pas obligés d'aller dans un établissement rempli de connards qui nous jugent. On va faire comme si on pouvait faire tout ce qu'on voulait sans aucune répercussion sociale, et chaque fois qu'on y arrive, on marque un point. » (p.223)

     

     

     

    (Blacklistée de Cole GIBSEN)

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    « - C'est tout ?

     

    - C'est... c'est tout ? Euh, tu m'as bien écou...

     

    - Tu es juste tombé amoureux d'un garçon, et ça s'est su ?

     

    Tu n'as rien fait de mal, non ?

     

    Pourquoi tu devrais avoir honte ou te cacher pour ça ? »

     

    Pourquoi avoir honte ?

     

    « C'était à l'époque où on était encore au collège. On se doutait tous un peu qu'Endô avait le béguin pour Kunieda. C'était pas très difficile à deviner.

     

    Alors on lui a tendu un piège pour en être certains.

     

    On lui a envoyé un mail en se faisant passer pour Kunieda.

     

    « Je crois que je t'aime... si tu es d'accord, rejoins-moi derrière la cour de l'école. »

     

    (…)

     

    Et on a touché dans le mille !

     

    Je ne sais pas qui a vendu la mèche mais la rumeur s'est répandue en un rien de temps. Et on était un bon paquet à l'attendre derrière la cour.

     

    (…)

     

    Et c'est à partir de ce jour-là qu'[il a] commencé à sécher les cours. »

     

     

     

    (Conveni-kun de JUNKO)

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Vous aussi, dessinez quatre points sur votre poing pour afficher votre engagement dans la lutte contre le harcèlement scolaire.

     

     

    Pour afficher son engagement contre le harcèlement

    "Les quatre engagements contre le harcèlement : 

     

     

    - Je désapprouve le harcèlement et je n’y participerai jamais. 

     

    - Si le harcèlement m’inquiète ou m’attriste j’en parle autour de moi.

     

    - Je n’exclus personne.

     

    - J’essaierai toujours de défendre une personne qui se fait harceler. "

     

    source : http://deredactie.be/permalink/1.3124797  

    Mouvement "Manipest" parti de Flandre  #samentegenpesten  

     

    Article et vidéos de la RTBF 

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  « Mais le plus dur fut la prise de conscience que les collégiens n’étaient pas plus mûrs que les écoliers. Il trouvait que les élèves qui l’entouraient étaient souvent bêtes et méchants . Le début de l’adolescence décuplant l’agressivité de quelques-uns, il était devenu l’objet d’insultes et de moqueries d’une poignée de garçons, dont le plus virulent était dans sa classe.

     

    Un soir d’octobre, paniqué, il revint avec un mot sur le carnet de liaison signé de l’enseignante d’EPS. Elle lui reprochait d’avoir parlé pendant qu’ils couraient. Mais Elijah m’assura que ce que la prof décrivait comme un bavardage, était une tentative de se défendre d’attaques verbales et qu’elle ne pouvait l’ignorer, puisqu’il était allé la voir à trois reprises pour lui signaler la volée de « fils de pute, pédé, connard » et autres mots fleuris émanant de la bouche de ce jeune. Je ne manquai pas de porter cela par écrit à l’enseignante qui corrobora avoir été appelée à l’aide pour ces insultes répétées, et me dit sommairement de ne pas m’inquiéter. Mes objections ne reposaient pourtant pas sur une inquiétude, mais sur une incompréhension de la logique de cette enseignante qui sanctionnait la victime, pas le fauteur.

     

    L’agression arriva, au retour des vacances de Noël. Elijah fut frappé à l’oeil avec sa règle qui lui avait été arrachée des mains. Loin d’être calmé, Julien, son agresseur, l’avait aussitôt poussé contre un bureau avant de le rouer de coups de pieds et coups de poings, le voyant pourtant recroquevillé au sol, la main posée sur l’oeil, pleurant. Cela s’était produit en classe, à un intercours et alors qu’il rangeait ses affaires, pendant que l’enseignante d’allemand rangeait elle-même sa sacoche.

     

    Elle dira plus tard n’avoir rien vu de tout cela, ni rien entendu du fait du bruit des enfants changeant se salle, s’étant contentée d’accompagner son jeune élèves à la Vie scolaire. L’agresseur avait pourtant chanté durant le cours à voix haute « Je vais péter la gueule d’Elijah », allant jusqu’à se déplacer à quatre pattes à travers la classe vers mon fils pour le taper et le pincer. L’établissement s’était bien gardé de m’appeler et de m’informer de ce qui venait de se dérouler, le laissant poursuivre sa journée comme si de rien n’était, et alors qu’il avait demandé à ce que je sois avertie, et même aller à la piscine en EPS durant deux heures (quoi de mieux que le chlore pour une cornée potentiellement endommagée?). Il me fallut trois jours, une visite chez le généraliste et un rendez-vous en urgence chez l’ophtalmologue pour obtenir auprès de mon enfant les détails complets de ce qu’il avait subi. » (p.114-115)

     

     

    « Saisissant illico la direction, nous attendions de sa part une réaction intransigeante à l’égard de ce garçon de trois ans de plus qu’Elijah. Les deux enfants furent reçus seuls par le CPE. Elijah, bien que persuadé que l’autre viendrait se venger, avait eu le courage de l’affronter. L’agresseur, cherchant à nier dans un premier temps, dut s’incliner devant les détails donnés par sa victime. Il se justifia ainsi :

     

    - Il m’avait regardé, ça m’a énervé.

     

    Eh oui, à 12 ans, si jamais on me regarde et que ça me déplaît, s’ensuit une pluie de coups, sans aucune conscience de la gravité de mes actes. Super ! Cerise sur le gâteau, le CPE de l’établissement s’était permis de me conseiller par écrit d’apprendre à mon fils à éviter les regards désagréables ou provocateurs envers d’autres. Fichtre, voilà que l’adulte responsable de la sécurité et de la politique éducative dans l’établissement trouvait que, pour un enfant de 9 ans, le fait de regarder de manière « niaise » un autre enfant de 12 ans pouvait constituer une provocation et, par voie de conséquence, un appel à l’agression. Cela me rappelait d’autres discours indécents sur les agressions sexuelles et les phrases du style « elle l’a cherché ». J’ai donc remis en place ce personnage, lui rappelant sans cérémonie qu’il était question de l’enceinte d’un collège, pas de la rue ou d’une cité sensible où l’on risque effectivement de se faire rosser pour la simple raison que l’on a regardé quelqu’un qui se sent défié ou provoqué.

     

    Elijah n’a jamais su répondre aux offensives. Il n’a jamais eu l’étoffe d’un bagarreur et ne comprend pas que l’on puisse agir ainsi, il n’en saisit pas la raison. Mais est-ce un tort ? Est-ce là le prix à payer pour sortir des clous ? Ne pas être dans la norme impliquerait-il de subir ce type d’agressions ? Faudrait-il l’accepter comme le revers de la médaille, le risque inhérent à toute différence ou encore la punition pour avoir un haut QI ? On prendrait le pack « haut potentiel intellectuel et victime de violences volontaires ». non, je refuse de vivre dans un monde qui demande à un enfant de baisser la tête et de regarder ses pieds pour ne pas en agacer un autre, sous peine d’être injurié et cogné.» (p.116)

     

     

    (Les Tribulations d’un Petit Zèbre d’Alexandra REYNAUD)

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    «  Il fut harcelé par certains, poursuivi jusqu'à la cantine. M'étonnant devant deux professeurs que l'équipe agisse comme si elle ne voyait rien de ce qu'il vivait, l'un d'eux me dit : « Nous ne pouvons pas faire du social toute la journée. » Et mon fils fut placé, quelques jours plus tard, à côté de l'un de ses harceleurs par son professeur principal, monsieur Toscan.

     

    Ce n'était pas une première, il avait déjà fait l'objet plus tôt dans l'année de ce type de traitement, placé tantôt à côté du cancre de la classe, sur la sellette depuis le premier conseil de classe pour des avertissements répétés de comportements, tantôt à côté d'un maître des insultes. Sur trente élèves, tous ceux qui partageaient le bureau du zébrillon étaient des bourreaux, jamais des élèves paisibles. Et à chaque fois qu'il demandait à changer ce plan de classe, expliquant les tensions et l'impossibilité pour lui de se concentrer dans ces conditions, monsieur Toscan balayait sa requête par des « on ne va pas tout modifier pour toi, ne fais pas le bébé, tu feras avec ». Lorsqu'il avait fait valoir qu'il voyait très mal à l'avant-dernier rang, portant des lunettes, le professeur avait renvoyé le duo (formé par Elijah et son camarade de table) au dernier rang ! Plus nous voulions signaler les anomalies, plus l'équipe s'échinait à aller dans le sens opposé, comme si l'objectif était de me dire : « On fera ce que l'on voudra, Madame, avec votre enfant. »

     

     

    Non assistance

     

    Les brimades ont continué. Puis le dernier conseil de classe s'annonçant, le professeur principal, monsieur Toscan, a demandé à me rencontrer. Je me rendis donc à cet entretien en pensant qu'il souhaitait peut-être faire son mea culpa pour cette année rocambolesque et l'attitude peu compréhensible de la quasi-totalité des enseignants (ma naïveté me perdra...). Que nenni ! L'objectif de cette rencontre était tout autre : atterrant et surprenant à la fois. Il me demanda avec impudence si nous avions envisagé un redoublement pour Elijah, qui lui serait bénéfique socialement, selon lui, car il ne voulait que son bien, me dit-il. Cela me donna l'impression dérangeante et écœurante que l'on se foutait allègrement de nous. » (p.117-118)

     

     

     

    «  Au magnétisme des jeux s'est rapidement ajouté celui de ses YouTubers/gamers fétiches, comme il me l'expliquait un jour où je voulais savoir ce qui le captivait tant dans ces séquences :

     

    - Le collège, c'est l'enfer. On m'a frappé et insulté, on se moque de moi dans les couloirs, dans la cour ou au gymnase, on rigole tous les jours dans mon dos à la cantine, quand on ne crache pas sur mon plateau. Et les profs n'arrivent pas à faire stopper ça. Les jeux et l'informatique sont le seul endroit où je ne crains pas d'être agressé ou jugé par les autres, les vidéos que j'aime me donnent l'impression d'avoir des amis qui me parlent de leur vie. C'est mon seul moment de répit ! » (p.130)

     

     

     

    (Les Tribulations d’un Petit Zèbre d’Alexandra REYNAUD)

     

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  • Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    « Le saviez-vous ? Les orques se déplacent en meutes. Chaque meute a sa propre série de cliquetis, sifflements et cris. Cela renforce la cohésion du groupe.

     

    C’est exactement pareil à la rentrée des classes : une floppée d’enfants terrifiés arrivent d’un peu partout, et en l’espace de quelques semaines, ils forment leur bande. Les sportifs s’intègrent dans les équipes de sport ; les intellos s’inscrivent à des clubs, genre « échecs » ou « informatique » ; les adeptes de la fumette se trouvent un coin derrière des buissons, juste à la sortie du bahut.

     

    Si bien que quand un nouveau arrive en janvier, personne ne le remarque vraiment. Chacun a déjà sa bande. Ce qui me va très bien. Je suis content d’être comme Luna, l’orque qui s’est séparée de sa meute et a voyagé toute seule pendant deux ou trois ans , au large des côtes de Vancouver. (…)

     

    Mais le problème, le voici : il y a toujours au moins un autre élève qui, lui aussi, nage en solitaire, parce que aucune bande ne veut de lui. » (p.8-9)

    La meute

     

     

     

    « Je respectais le journaliste du coin parce qu’il avait aussi déniché beaucoup d’infos sur la tyrannie constante qu’avait endurée mon frère, y compris quelques incidents dont mes parents et moi ignorions tout : la page « Jesse Larsen est un PD » sur Facebook, qui avait été supprimée rapidement mais pas avant qu’il l’ait vue – ainsi que les cinquante-deux « likes » qu’elle s’était attirés en moins d’une semaine ; la chute « accidentelle » dans le couloir qui l’avait envoyé aux urgences pour se faire recoudre (nous étions au courant pour les points de suture, bien sûr, mais pas que Scott en était responsable) ; la crotte de chien qu’il avait trouvée un jour dans son casier. Ce journaliste-là présentait l’histoire sous toutes ses facettes. Mais beaucoup d’autres articles que j’ai lus étaient truffés de mensonges. Plusieurs soi-disant « experts » , des gens qui ne nous connaissaient même pas, laissaient entendre que mes parents avaient dû être violents, ou absents, ou carrément débiles. » (p.50)

     

     

     

    « - Tu veux aller le dire au proviseur ?

     

    Là, il m’a regardé comme si j’étais fou à lier. Il n’a pas eu besoin d’ajouter un mot : je savais exactement ce qu’il voulait dire. Aller voir le proviseur pouvait éventuellement améliorer les choses… ou, plus sûrement, les aggraver.

     

    Jesse était allé se plaindre, une fois. Le proviseur avait parlé à Scott. Et savez-vous ce qui s’est passé ? Scott a simplement fait plus attention à ne pas se faire prendre. Et Jesse était officiellement devenu une balance. » (p.83)

     

     

     

    (Le journal malgré lui de Hanry K. Larsen par Susie NIELSEN)

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    « Des larmes qui me firent comprendre que ce ne serait pas seulement Amber que je détruirais si je postais la vidéo.

     

    Ce serait si facile de la poster en ligne et d'attendre simplement que le monde d'Amber tombe en miettes. Je n'aurais même pas à me salir les mains. » (p.170)

     

    Quelqu'un d'autre sera touché

     

    « -Je l'ai filmée en train d'admettre quelques chose... Quelque chose qui pourrait la faire renvoyer du lycée. Elle ne sait pas pour la vidéo. Personne ne sait, et personne ne saura tant qu'elle arrête de me harceler.

     

    - Quoi ? fit Nolan en s'écartant de la barrière. Tu ne vas pas mettre ça sur You Tube ou un truc dans le genre ?

     

    Je shootai dans un tas de sable.

     

    - Si je poste la vidéo, quelqu'un d'autre sera touché. » (p.180-181)

     

     

     

    (Blacklistée de Cole GIBSEN)

     

     

     

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire
  •  

    « Bon, résumons... pour me sentir bien aujourd'hui... il faudra que je trouve dans ma classe quelqu'un de plus gros que moi, quelqu'un avec de plus vilains cheveux que moi, quelqu'un de plus petit que moi, et quelqu'un qui ne s'habille pas avec des marques, comme moi... » (p.4)

     

     

     

    « (Clarisse à Emma toute la journée)

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    - Et t'as pas intérêt à le répéter !

     

    (…)

     

    (Clarisse à elle-même le soir dans son lit)

     

    - Pourvu qu'elle ne répète pas...

     

    - Pourvu qu'elle ne répète pas...

     

    - Pourvu qu'elle ne répète pas...

     

    - Pourvu qu'elle ne répète pas... » (p.10)

     

     

     

    « (Les parents de Clarisse à table le soir)

     

    - On te le répète sans cesse, Clarisse ! Tu dois être la première partout !

     

    Le sport ! Bon, c'est pas dur, le sport ! Alors tu dois être la première !

     

    - Oui ! Écrase-les !

     

    - Les maths! Ça va ! Tu t'en tires très bien en maths ! Eh bien fais encore mieux ! Tu dois être devant les autres !

     

    - Oui ! Écrase les autres !

     

    - Français, histoire, SVT... partout, tu dois être devant les autres ! C'est la seule façon de réussir dans la vie !

     

    - Oui ! Nous on dit ça, c'est pour ton bien, hein ?

     

    - Tiens, encore un exemple anodin : la cantine ! Tu dois arriver la première à la cantine !

     

    - Ah oui, la cantine !

     

    Première arrivée, première servie... à toi la meilleure part du gâteau !

     

    - On te le redit : faut se conduire comme ça dans la vie ! Pas de pitié ! Faut écraser pour réussir !

     

    - T'as compris ? » (p.22)

     

    Faut écraser pour réussir

     

    « (Emma à Clarisse à l'école)

     

    ...Et puis d'abord, t'es nulle, t'es nulle et puis t'es nulle !!!

     

    Ras-le-bol de tes histoires et de tes coups bas !

     

    Si t'es méchante ; c'est parce que t'es nulle et pis t'es moche !

     

    Alors t'en veux à la terre entière d'être aussi naze !

     

    Tu te crois appréciée, parce que les autres filles te suivent, mais c'est juste que tu leur fais peur !

     

    En réalité, personne ne t'aime dans cette classe ! Personne ne t'estime ! Pourquoi ? Parce que ça se mérite ! » (p.36)

     

     

     

    « (Clara à Emma à la fin de l'année)

     

    - Emma, Emma ! Attends !

     

    - Oui ?

     

    - Je voulais te dire... euh... c'est pas ma faute, hein !

     

    Tu sais... par rapport à tout ce qui s'est passé cette année.

     

    Je sais... j'ai fait des trucs pas bien... Je t'ai insultée... frappée même... parfois...

     

    Mais c'est Clarisse qui m'obligeait à faire ça ! Et pour les copines, c'est pareil !

     

    On a peur d'elle, tu comprends ? Elle nous menace aussi ! Et en même temps, je ne sais pas pourquoi, mais on a envie de lui obéir et d'être dans son groupe... c'est bizarre.

     

    - Allez, c'est bon, Clara... Laisse tomber, j'ai bien compris... Je sais que tu n'es pas méchante !

     

    - C'est vrai ?

     

    - Tu es juste totalement idiote ! » (p.40)

     

     

     

    (Seule à la récré d'ANA & BLOZ)

     

     

     

    Partager via GmailGoogle Bookmarks Blogmarks

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique