• "Le racisme, c'est quoi ?

     

    Le racisme

     

    Le racisme, c'est quand on rejette une personne sans le connaître, parce que sa couleur de peau, son origine, sa religion, sa façon de vivre sont différentes de la nôtre.

     

    Le racisme

     

    C'est quand on lui refuse un travail ou une maison. C'est quand on l'agresse. C'est quand on évite de s'asseoir à côté d'elle ou de devenir son ami.

    Le racisme

    Chacun a le droit de vivre et d'être respecté.

    Le racisme est interdit et puni par la loi."

    (Le petit livre pour dire NON à l'intolérance et au racisme, supplément au n°452 d'Astrapi - Bayard Presse)

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  • "Qu'est-ce que c'est que ces clous ? C'est toi qui a fait ça ?
    - Non, papa, répondit Richard, heureux de ne pas être coupable, pour une fois. C'est maman qui a essayé de la réparer.
    - Ah !" dit son père. Il s'assombrit un instant, puis donna une claque sur le genou de Richard et eut un petit rire. "C'est ça, les bonnes femmes. On ne peut pas leur demander d'avoir de la jugeote."
    Il traitait Richard exactement comme si c'était Gordon, lui inculquant son savoir, partageant avec lui, riant avec lui ; cette plaisanterie sur sa mère, Gordon et son père la faisaient souvent.

     

    "Les bonnes femmes"


    A présent, son père attendait une réaction, qui tardait un peu à venir. Richard éprouva un moment de panique à l'idée de décevoir son père et de perdre cette complicité nouvelle. mais cela le blessait de rire de sa mère, parce que cette blague la poussait toujours à redresser un peu la tête, le visage immobile et fermé.
    Alors que Gordon aurait éclaté de rire avec enthousiasme, Richard put tout juste sourire, et un peu en retard. mais son père vit le sourire et fut satisfait." (p.21)

     

    (Ainsi mentent les hommes, "Humiliation" de Kressmann Taylor)

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  • Le handicap

    (extrait de Dico ado, les mots de la vie sous la direction du docteur Catherine Dolto)

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  • "Bien entendu, elle avait eu, au long de sa carrière en Seine-Saint-Denis, beaucoup d'élèves noirs. Elle avait appris sur le tas, comme tous les profs lâchés dans cette arène, à faire la différence entre les Antillais et les Africains, à ne froisser les sensibilités ni des uns ni des autres, même quand elle devait aplanir les différends et interdire les insultes qui fusaient.
    "Esclaves", disaient en substance les Africains aux Antillais, "sauvages", répondaient les Antillais aux Africains, en termes moins choisis.
    Elle avait entendu le mot de "toubab", dont elle savait qu'il signifiait "Blanc", mais pas au juste dans quel pays.
    Elle portait comme tous les Français, le complexe de la colonisation tel un fardeau."

    "Et puis, il savait que des idées préconçues sont attachées à l'odeur des roux ou des Noirs. " La couleur et l'odeur, se disait-il, le racisme de bases des ignorants et des imbéciles. "   

    "Aurais-je été une autre, habillée autrement ? se demanda Catherine Tournant. Se peut-il que les vêtements agissent comme la peau ? Que la surface modifie l'intérieur au lieu de le cacher ? "   

     

    (Comment trouver l'amour à 50 ans quand on est parisienne (et autres questions capitales) de Pascal Morin)

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  • "Même dans ma bêtise, je savais que j'étais inférieur. Les autres avaient quelque chose qui me manquait - qui m'avait été refusé. Dans ma cécité mentale, j'avais cru que cela était une manière ou d'une autre lié à l'aptitude de lire et écrire et j'étais persuadé que si je pouvais acquérir ces talents, j'acquerrais également l'intelligence."

    "Comme c'est étrange que des gens qui ont des sentiments et une sensibilité normaux, qui ne songeraient pas à se moquer d'un malheureux né sans bras, sans jambes ou aveugle, n'aient aucun scrupule à tourner en ridicule un autre malheureux né avec une faible intelligence."

    "Je suis "exceptionnel" - terme démocratique utilisé pour éviter les étiquettes infamantes de "doué" ou de "faible" (qui signifient "brillant" ou "attardé"), mais dès qu'"exceptionnel" commencera à avoir quelque signification pour quelqu'un, on le changera. "Exceptionnel" s'entend aussi bien pour un extrême que pour l'autre, si bien que j'ai été "exceptionnel" toute ma vie." (p.221)

    "Comment puis-je lui faire comprendre qu'il ne m'a pas créé ?
    Il commet la même erreur que les autres quand ils regardent une personne faible d'esprit et rient parce qu'ils ne comprennent pas qu'il a tout de même des sentiments humains dont il faut tenir compte. Il ne comprend pas que j'étais une personne humaine avant qu'il me rende intelligent."

    "Avant ils riaient de moi, me méprisaient pour mon ignorance et ma lenteur d'esprit ; maintenant, ils me haïssaient pour mon savoir et ma facilité de compréhension. Pourquoi cela mon Dieu ? Qu'auraient-ils voulu que je fasse ?"

    « Je suis un être humain, une personne, avec des parents et des souvenirs et une existence - et je l'étais avant que vous me poussiez sur un chariot dans la salle d'opération ! »

     

    (Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyez)

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  • Suppôt de Satan

    "Ben tiens !... Un beau monsieur poudré pousse un pauvre type à t'assassiner ; tu te découvres devant lui et l'appelles "Monsieur le commandant" !... Mais qu'une brave fille te propose d'échanger un peu de tendresse : c'est un suppôt de Satan !
    Ah ! Ils ne t'ont pas loupé les bons pères !... Tu sais ce qu'ils ont fait de toi ?... Un larbin ad vitam aeternam, un brave garçon qui se fera hacher menu pour défendre ses bons maîtres... Un dévoué petit mâle qui ne se laissera pas piéger par ces foutues femelles capables de tout, y compris de donner le goût de vivre à de la chair à canons !" (p.17)   

     

    (Les passagers du vent (tome 1), La fille sous la dunette de François Bourgeon)

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  • "Qu'est-ce que ça veut dire aimer ? J'en ai marre de ce mot qui va changer une lycéenne en bonne à tout faire. Mais je ne sais rien faire. Repasser ses chemises ? Coucher avec lui chaque fois qu'il en aura envie ? L'assouvir, le chouchouter ? Laver les chiottes ? Faire des chichis pour lui plaire ?

     

    Un être humain qui pense


    Je ne veux pas être une femme au service de celui qui dit je t'aime.
    (...)
    Je ne veux pas être la moitié de quelqu'un, la femme de quelqu'un.
    (...)
    Je ne veux être ni homme ni femme.
    Seulement un être humain qui pense." p.17-18)

     


    (Non ! de Janine Teisson)

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  • « Cette femme, je te l'ai dit, je l'ai ramassée comme ça, à Sault un jour.

     

    Et c'est pas de la fine fleur, non, pas précisément, mais de la roulure d'un peu partout. Moi, pas vrai, j'étais pas difficile, dans mon métier et puis à mon âge, et puis, pour ce que je voulais en faire ! Enfin de toute façon, c'est comme ça. C'est des « Marie-couche-toi-là ».

     

    Et puis aussi, pour ce qui est des choses de la maison – ces femmes-là, d'ailleurs c'est toujours comme ça – elle vaut pas un pet de lapin. Tiens, moi j'aime la soupe de haricots secs avec quelques pommes de terre et des pommes d'amour, et un petit brin de basilic, et un petit rayon d'huile. C'est pas difficile. Elle l'a jamais réussie. C'est comme ça. C'est un peu chatte, tu sais ; ça se fourre au chaud dans les cendres de tout le monde, ça y roupille, mais pour le travail, ah oui, l'a toujours le temps.

     

    Et puis pour le sentiment, tiens, voilà encore une chose qu'on aime. ET ça coûte pas beaucoup les grands-mercis, et ça montre qu'on est bien élevé, et puis ça se doit. Eh bien, pour ces choses du sentiment, c'est du bois mort ou de la pierre. Tu peux te mettre à lui donner tout ce qu'elle veut, lui faire de bonnes manières, lui porter ci, lui porter ça, lui aplanir la vie du jour. Rien : comme du bois ; ça a pas plus de reconnaissance que la borne des routes.

     

    Tiens, j'ai eu un chien, moi, j'en avais plus de satisfaction. » (p.162-163)

     

     

    Ces femmes-là

     

     

    « D'abord, si elle est si mauvaise que ça, tu dois être bien content d'être débarrassé.

    - Oui, mais c'était ma femme, et je l'ai nourrie pendant deux ans. (...) 

    - Tu l'as nourrie ? Pendant deux ans ! C'est possible. Et toi, collègue, tu as un peu pensé que, comme ça, elle t'avait donné deux ans de sa vie à elle ?

    - Deux ans et, durant ces deux ans-là, tu as un peu pensé qu'elle se figurait sa vie finie et le reste des jours pareils à ceux qu'elle vivait avec toi ? (…) ça devait pas donner beaucoup de rire d'être avec toi.» (p.165-166)

     

     

     

    (Regain de Jean Giono)

     

     

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  •  

    En marge

     

    « Pour la première fois de ma vie, j'ai compris ce que c'était d'être "en marge", c'est-à-dire soit invisible, soit suspecte. Comme les SDF, les Roms, les travailleurs clandestins, les migrants... » (p.244)

     

     

     

    (Macha ou l'évasion de Jérôme Leroy)

     

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  •  

    « Depuis le retour de l'hôpital, Julien vit près de la fenêtre, comme une araignée de jardin entoilée dans un troisième étage.

     

    Sa chaise est un mirador.

     

    Grâce à une canne à bec et des poignées scellées dans le ciment des mures, Julien atteint les limites de son territoire : l'évier, l'armoire aux livres, le réfrigérateur, la chaîne hi-fi, le pot de chambre, parfois le lit divan quand la jambe porteuse résiste, un court instant, en dépit des ecchymoses et d'une œdème bleu . » (p.12)

     

    L'horizon de Julien

     

     

     

    « La foule se fend devant la chaise qui roule.

     

    Des silhouettes glissent.

     

    Des gens s'arrêtent ou ralentissent, épient, observent, parfois s'agglutinent.

     

    Nul ne devine que l'horizon de Julien est une mouvance de ventres et de derrières, avec, à l'étage, des têtes vues d'en bas et, au sous-sol, des amalgames indisciplinés de jambes et de souliers. » (p.17)

     

     

     

    « En dépit des promesses qui se veulent rassurantes, elle a peur, peur que la chaise à roues de son fils ne devienne sa prison. Sa prison à vie. » (p.21)

     

     

     

    « « Ta chaise c'est ta seconde peau ? » Demande tout à coup Julien.

     

    Jean-Marie hume l'ananas de son verre.

     

    « Sans fauteuil, tu n'es qu'un caillou. Il faut faire avec. »

     

    Il s'interrompt, précise :

     

    « Il me faudra faire avec jusqu'au bout. »

     

    Mais déjà il enchaîne, retrouvant sa gaieté :

     

    « Là n'est pas l'important ! Ce qui compte, c'est de choisir un domaine dans lequel on se sente compétent, quelque chose qui attire les gens, les épate au point d'en oublier ta roulante. » (p.68)

     

     

     

    (Le cœur andalou de Pierre Coran)

     

     

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